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TikTok confirme qu’il ne compte pas adopter le chiffrement de bout en bout (E2EE) au niveau des messages privés des utilisateurs, se démarquant délibérément de WhatsApp, Instagram, Messenger et X qui ont tous déployé cette technologie. L’argument avancé est de préserver la capacité des équipes de sécurité et des forces de l’ordre à accéder aux contenus signalés.
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Le chiffrement de bout en bout garantit que seuls l’expéditeur et le destinataire peuvent lire un message, rendant toute interception techniquement impossible, y compris pour la plateforme elle-même. TikTok présente à la BBC son refus comme un choix assumé en faveur de la protection des utilisateurs, notamment des mineurs, face aux arnaques et au harcèlement.
C’est la première fois que TikTok s’explique publiquement sur l’absence du chiffrement de bout en bout. Un porte-parole de la branche américaine de TikTok a précisé à certains médias que les messages directs sont chiffrés pendant leur transfert et que « l’accès au contenu des messages est strictement limité, soumis à des contrôles d’autorisation internes, et uniquement disponible pour du personnel formé ayant un besoin avéré de consulter des informations dans le cadre d’enquêtes de sécurité, de conformité légale ou d’autres circonstances limitées ». Le porte-parole a toutefois esquivé la partie sur le chiffrement de bout en bout.
Cette clarification n’éteint pas les inquiétudes pour autant. TikTok fait face depuis des années à des accusations de liens avec le gouvernement chinois susceptibles de compromettre les données de ses utilisateurs, accusations que la plateforme réfute systématiquement. En début d’année, les opérations américaines de TikTok ont été séparées de l’activité mondiale sur injonction du Congrès américain. Dans ce contexte, le fait qu’une partie du personnel puisse accéder aux messages privés, même encadrée, alimente les craintes d’un accès potentiel par la Chine à des données de plus d’un milliard d’utilisateurs.
En parallèle, TikTok fait actuellement l’objet d’une enquête approfondie dans l’Union européenne concernant certains de ses éléments de design, tels que le défilement infini, la lecture automatique, les notifications et son puissant algorithme de recommandation. Selon les législateurs européens, ces fonctionnalités favorisent la dépendance et présentent des risques pour la santé mentale des millions de jeunes utilisateurs à travers le monde qui utilisent l’application.
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