Le projet de rachat de SFR par Orange, Free et Bouygues Telecom pour 17 milliards d’euros cristallise les tensions sociales. Alors que la CFDT alerte sur une potentielle « casse sociale », le directeur général de Bouygues Telecom, Olivier Roussat, essaie de rassurer. le défi est de garder tous les employés ou du moins un maximum.

Qu’en sera-t-il des emplois avec le rachat de SFR ?
« Le paradoxe que nous avons n’est pas de savoir comment traiter d’éventuels départs de collaborateurs, c’est comment garder les collaborateurs », a-t-il déclaré sur France Inter au cours de l’émission On n’arrête pas l’éco. Il précise qu’il s’agit d’un processus qui « se termine dans cinq ans » et dont l’enjeu premier est de s’assurer que « l’opérateur SFR en tant que tel va vraiment continuer pendant pas mal d’années ».
La CFDT ne partage pas cet optimisme. Olivier Lelong, délégué syndical central CFDT à SFR, chiffre le risque à 8 000 suppressions de postes si aucune mesure n’est prise. La secrétaire générale du syndicat, Marylise Léon, réclame une « négociation tripartite » entre l’État, les opérateurs et les organisations syndicales. « Il est hors de question que cette opération soit synonyme de casse sociale. C’est aujourd’hui qu’il faut se mettre autour de la table pour anticiper les impacts sociaux », a-t-elle déclaré à franceinfo.
Sur le calendrier, Roussat détaille un processus en deux phases. Il déclare : « Si nous arrivions à obtenir un accord du vendeur et que l’on trouve un deal avec lui, on rentrera dans une période d’analyse des autorités de la concurrence qui durera à peu près 12-18 mois. Ensuite, on rentrera dans une phase dans laquelle on devra réaliser le découpage de l’opérateur SFR pour que chacun récupère le morceau qu’il souhaite acheter. Ca reprend à peu près 30 mois », a détaillé le dirigeant à propos du processus en cours ».