Après une pause en 2025 (qui ressemblait à un arrêt pur et simple du projet), Tesla prévoit de remettre en chantier Dojo, son supercalculateur « maison » dédié à l’intelligence artificielle. Elon Musk a confirmé sur X le redémarrage du projet Dojo3, expliquant que l’entreprise pourra désormais y consacrer à nouveau des ressources une fois la conception de la puce AI5 jugée suffisamment avancée.
Un outil clé pour l’apprentissage de la conduite autonome
Dojo a été conçu pour analyser d’immenses volumes de vidéos issues des véhicules Tesla afin d’entraîner les réseaux neuronaux qui pilotent le système Full Self-Driving (FSD). Contrairement aux puces embarquées dans les voitures, optimisées pour l’exécution des modèles, ce supercalculateur vise l’apprentissage intensif, une étape cruciale pour améliorer la fiabilité et l’autonomie des algorithmes de conduite.

Entre ambitions industrielles et paris technologiques
En 2025, Tesla avait suspendu Dojo afin de concentrer ses efforts sur ses propres processeurs IA embarqués, notamment les générations AI5 et AI6. Ces dernières doivent notamment être produites par Samsung dans son usine texane, dans le cadre d’un accord industriel de plusieurs milliards de dollars. Le retour de Dojo marque donc un rééquilibrage stratégique entre calcul embarqué et infrastructures de formation des modèles.
Elon Musk évoque désormais une vision encore plus audacieuse, parlant de capacités de calcul « spatiales », avec des centres de données potentiellement installés en orbite. Évidemment, il s’agit ici d’une hypothèse encore largement spéculative, dont Musk est coutumier (Mars en 2030, Optimus dans les foyers en 2025, etc.), mais qui au mois le mérite d’illustre l’ampleur des ambitions de Tesla dans l’IA.
Reste à voir si cette nouvelle phase permettra à Dojo de s’imposer comme un pilier durable du développement logiciel du constructeur, dans un contexte où la course mondiale au calcul intensif ne cesse de s’accélérer.