Meta semble déterminé à faire des lunettes connectées l’un des piliers de sa stratégie hardware. Si l’on en croit plusieurs « fuites », le groupe américain envisagerait d’augmenter fortement les volumes de production de ses smartglasses développées avec EssilorLuxottica, ce afin de répondre à une demande en nette progression.
Un objectif revu nettement à la hausse
D’après des sources proches du dossier, Meta aurait proposé de porter la capacité annuelle de production à près de 20 millions d’unités d’ici la fin de l’année 2026. Un scénario encore plus ambitieux serait également à l’étude : si l’engouement du public se confirme, la barre des 30 millions d’exemplaires pourrait être dépassée. Les discussions entre les partenaires industriels se poursuivent, laissant ainsi la porte ouverte à plusieurs trajectoires commerciales.

Pour rappel, EssilorLuxottica avait annoncé début 2025 un objectif de 10 millions d’unités par an à l’horizon 2026, un score déjà très supérieur aux quelque 2 millions de lunettes écoulées depuis le lancement de la première génération de Ray-Ban Meta en 2023.
Une gamme qui s’étoffe autour de l’IA
Actuellement, l’offre se structure autour de deux grandes familles : des modèles orientés audio et intelligence artificielle, déclinés notamment sous les marques Ray-Ban et Oakley, et les Meta Ray-Ban Display, qui intègrent un écran couleur discret dans le verre droit.
Cette montée en puissance intervient alors que Meta a récemment mis en pause le déploiement international de ses lunettes à écran, officiellement en raison d’une demande exceptionnelle et de stocks limités. En parallèle, le groupe aurait réduit ses effectifs au sein du Reality Labs, signe d’un recentrage vers l’IA et les lunettes connectées, et au détriment des ambitions historiques autour de la réalité virtuelle et du métavers.