Un satellite du réseau Starlink a échappé de peu à une collision en orbite basse après le lancement récent d’un lanceur chinois. Selon SpaceX, l’un des engins déployés par une fusée Kinetica 1 de la société CAS Space s’est approché à seulement 200 mètres d’un satellite Starlink, à environ 560 kilomètres d’altitude. Un écart jugé extrêmement faible dans un environnement où les vitesses se comptent en kilomètres par seconde.
Michael Nicolls, vice-président de l’ingénierie Starlink, a dénoncé un manque de coordination entre opérateurs spatiaux. « À notre connaissance, aucune procédure de coordination ou de désorbitation préventive n’a été menée, ce qui a conduit à ce rapprochement critique », a-t-il déclaré, estimant que ce type de situation illustre l’un des principaux risques actuels de l’exploitation spatiale.

CAS Space répond et promet des vérifications
De son côté, CAS Space affirme avoir respecté les protocoles en vigueur. L’entreprise chinoise explique que chaque lancement s’appuie sur des systèmes de surveillance spatiale au sol destinés à éviter les collisions avec des satellites ou des débris connus. Elle assure toutefois enquêter sur l’incident et se dit prête à coopérer avec les autres acteurs concernés.
Une constellation internationale impliquée
La mission Kinetica 1 a mis en orbite neuf satellites aux usages variés, dont des engins pour la Chine, les Émirats arabes unis, l’Égypte et le Népal. L’identité précise du satellite impliqué dans l’incident n’a pas été rendue publique.
Cet épisode remet en lumière l’urgence d’une meilleure coordination internationale dans l’espace, alors que les constellations commerciales et institutionnelles se multiplient. Sans règles communes plus strictes, les risques de collisions pourraient devenir l’un des principaux freins à l’expansion de l’économie spatiale.