La plateforme de services freelance Fiverr a annoncé la suppression de 250 postes, soit environ 30 % de ses effectifs, dans le cadre d’une réorientation ambitieuse vers l’intelligence artificielle. Le CEO Micha Kaufman explique vouloir revenir à un « mode start-up » afin de bâtir une organisation plus agile, avec une infrastructure technologique moderne et axée sur l’IA. L’objectif est clair : « une équipe plus réduite, mais plus productive, avec beaucoup moins de couches hiérarchiques ».

L’IA au cœur du modèle
Fiverr justifie cette restructuration en évoquant les nombreux outils d’IA déjà intégrés, notamment dans l’assistance client et la détection de fraude. Selon Kaufman, ces évolutions permettent désormais de gérer l’activité avec moins de personnel, tout en augmentant la rapidité et l’efficacité des services. Ce repositionnement s’inscrit dans une tendance plus large du secteur technologique : plusieurs entreprises, à l’image de Duolingo, ont également annoncé vouloir devenir « AI-first » en 2025.

Un impact social contrasté
En mai dernier, Kaufman déclarait encore que les employés devaient « automatiser 100 % de leurs tâches avec l’IA », une recommandation qui résonne aujourd’hui avec une certaine ironie cruelle. Cette vague de suppressions de postes illustre aussi une dure réalité : le déploiement de l’intelligence artificielle dans les entreprises s’accompagne très souvent d’une réduction du nombre d’emplois humains. Des robots et des IA partout pour de l’emploi nulle part ? Voilà un futur très dystopique qu’il serait peut-être temps d’anticiper…
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