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Jensen Huang, le patron de Nvidia, appelle les pays du G20 à construire davantage de data centers pour soutenir le développement de l’intelligence artificielle. Il estime que les gouvernements qui abordent l’IA avec peur et incertitude risquent de laisser leur économie prendre du retard.

Jensen Huang a tenu ces propos lors d’une réunion du G20 organisée en Caroline du Nord, où plusieurs dirigeants de l’industrie de l’IA ont présenté leur vision aux ministres des principales économies mondiales. Pour le dirigeant de Nvidia, les infrastructures nécessaires à l’IA doivent désormais être considérées au même niveau que l’eau, les routes, l’électricité ou Internet.
« Chaque pays doit construire des infrastructures pour pouvoir soutenir sa propre économie », a-t-il déclaré. Selon lui, les centres de données fournissent la capacité de calcul nécessaire aux chercheurs, aux étudiants, aux entreprises, aux industries et aux start-up.
Cette demande intervient alors que Nvidia occupe une position centrale dans l’essor de l’IA générative. Les puces graphiques (GPU) de l’entreprise équipent les centres de données qui permettent notamment d’entraîner les grands modèles d’intelligence artificielle.
Le patron de Nvidia a également rejeté l’idée que l’intelligence artificielle supprimerait massivement les emplois. « L’idée que tous les emplois vont être supprimés, c’est tout simplement absurde », a-t-il affirmé, estimant que l’automatisation concernera certaines tâches sans faire disparaître la raison d’être des métiers.
Jensen Huang a surtout mis en garde les gouvernements qui abordent l’IA avec méfiance. Selon lui, le principal risque pour un pays consiste à ne pas exploiter suffisamment cette technologie et à se faire distancer par les économies qui investissent davantage dans ses infrastructures.
Le dirigeant a aussi appelé les gouvernements à éviter une réglementation excessive de l’IA. Il a repris un principe défendu plus tôt par Elon Musk : « Ne réglementez pas sur la base de préjudices hypothétiques et théoriques, mais pour des préjudices réels et concrets ».
Le débat intervient alors que les data centers font face à une opposition croissante aux États-Unis, notamment en raison de leur consommation d’énergie et de leur impact local. Le sujet prend également une dimension politique à l’approche des élections de mi-mandat de novembre, tandis que le président américain Donald Trump a récemment critiqué les opposants à ces infrastructures, les accusant de risquer de rendre les États-Unis moins compétitifs face à la Chine.
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7 Sep. 2026 • 12:40