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Mark Zuckerberg a publié un long texte pour défendre la stratégie de Meta en matière d’intelligence artificielle et de data centers, alors que l’opposition américaine à ces infrastructures s’intensifie. Meta a investi 145 milliards de dollars dans ses data centers en 2025, un montant qui doit grimper à 600 milliards d’ici 2028.

Face à une opposition qu’il juge de plus en plus forte aux États-Unis contre l’implantation de nouveaux data centers, Mark Zuckerberg a choisi de publier un texte pour justifier l’ampleur de ces investissements, qui doivent quadrupler entre 2025 et 2028, passant de 145 à 600 milliards de dollars. Cette prise de parole publique traduit la volonté de Meta de reprendre la main sur le récit entourant ces infrastructures massives, souvent perçues localement comme une nuisance plutôt qu’un bénéfice économique.
Pour apaiser les tensions avec les communautés concernées, Meta annonce la création d’un fonds doté d’un milliard de dollars destiné aux villes accueillant ses data centers, une enveloppe qui doit financer des projets locaux développés en concertation directe avec les habitants plutôt qu’imposés depuis le siège de l’entreprise.
Sur le plan technologique, Meta accompagne cette annonce du lancement de Muse Glimmer, des modèles d’intelligence artificielle ouverts conçus pour fonctionner directement sur ordinateur et envisage désormais d’ouvrir également Muse Spark 1.2, une évolution notable après avoir longtemps défendu l’intérêt de modèles fermés pour certains de ses produits.
Mark Zuckerberg propose par ailleurs une forme de partenariat inédit avec les autorités américaines : les entreprises d’intelligence artificielle aideraient le gouvernement à protéger ses infrastructures critiques, en échange d’un accès anticipé à leurs technologies et de la mise à disposition d’ingénieurs spécialisés en sécurité. Il souhaite également que les données des utilisateurs restent protégées, avec un accès explicitement interdit non seulement aux tiers mais aussi à Meta elle-même, tout en appelant à une collaboration plus étroite entre les entreprises et le gouvernement pour élaborer les futures lois encadrant ces technologies.
Dans ce même texte, Mark Zuckerberg rejette catégoriquement l’idée selon laquelle l’intelligence artificielle détruirait massivement des emplois ou menacerait le but même de l’humanité, réaffirmant que l’objectif de Meta reste, comme depuis sa création, de « donner le pouvoir aux utilisateurs ». Il évoque toutefois l’émergence prochaine d’une « superintelligence dépassant les capacités humaines », une perspective qu’il présente comme inévitable dans les prochaines années plutôt que comme une menace à combattre.
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