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La 5G millimétrique (mmWave), qui propose des débits vraiment très rapides, est au point mort en France. Jugée trop coûteuse et inadaptée au marché hexagonal, cette technologie ne fait l’objet d’aucune demande d’exploitation de la part des opérateurs.

L’Arcep, le régulateur des télécoms, dresse un constat d’échec sans appel. Laure de La Raudière, sa présidente, confirme à BFMTV n’avoir reçu « aucune demande » pour des licences commerciales. « Ce serait pour un usage très ponctuel, pour désaturer une antenne par exemple », explique Laure de La Raudière. « On a aucune demande de la part des opérateurs, même si nous leur demandons régulièrement », a-t-elle ajouté.
Le rêve d’une 5G ultra-rapide se heurte à un mur de réalisme économique : déployer ce réseau nécessiterait des investissements colossaux pour une rentabilité introuvable, alors que la 5G classique suffit déjà aux usages actuels.
Contrairement aux États-Unis ou à la Corée du Sud, où la 5G millimétrique a trouvé sa place dans les stades ou les centres-villes denses, la France dispose déjà d’un réseau fibre optique très étendu qui rend cette alternative sans fil moins critique. L’Arcep est toutefois partante pour proposer des licences provisoires afin de réaliser des expérimentations. Cela se traduit par la libération de la bande de fréquence 26 Ghz, nettoyée des liaisons satellitaires et des communications du ministère de la Défense. D’une durée de trois ans, ces licences doivent permettre aux opérateurs de constater l’utilité d’une telle technologie, sa faisabilité via des cas d’usages précis, ainsi que le coût qu’elle peut représenter.
Les quatre grands opérateurs français s’accordent pour dire que l’équation ne tient pas. La technologie oblige à installer des antennes tous les quelques mètres, un coût d’infrastructure prohibitif.

Orange est catégorique sur sa stratégie : « On ne voit pour l’instant pas d’opportunités à court/moyen terme », déclare un porte-parole. L’opérateur historique estime avoir déjà « beaucoup investi dans le déploiement de la fibre qui est la solution la plus rentable pour fournir un haut débit performant ». Il poursuit : « Les capacités sont plus élevées, mais sur des distances très courtes, donc pour l’instant, c’est assez limité. À date, la 5G millimétrique n’est pas une priorité ».
Du côté de SFR, on déclare : « Nous avons effectué des tests en 2023/2024 avec une licence expérimentale de l’Arcep avec des débits de 4Gbit/seconde, mais la couverture est très limitée et ne permet pas d’atteindre l’intérieur des bâtiments. Cela confirme qu’il n’y a pas vraiment de cas d’utilisation ».
Bouygues Telecom n’est également pas intéressé. « Avec la 5G 3,5GHz, ça marche déjà très bien. La 5G millimétrique, vous savez, c’est pour des bandes vraiment très hautes. C’est aux États-Unis que c’est en train de se développer. Plus vous montez en fréquence et moins ça rentre dans les bâtiments », explique Benoît Torloting, le directeur général de l’opérateur. « Il faut presque qu’elles soient déployées en ligne de mire. Si vous avez un arbre au milieu, ça ne passe plus. C’est bien pour des banlieues américaines très étalées avec des pavillons. Aucun opérateur n’en veut parce que ce n’est pas adapté à la France, à Paris, c’est impossible ».
Vient enfin le cas de Free Mobile. L’opérateur de Xavier Niel dit n’avoir aucun commentaire à faire à ce sujet.
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