La fusion nucléaire libère de l’énergie lorsque des noyaux légers s’assemblent pour former un noyau plus lourd. Elle se distingue de la fission, utilisée dans les centrales nucléaires courantes, qui divise des noyaux lourds. Les recherches sur la fusion cherchent à maîtriser cette réaction dans une installation terrestre et à en exploiter l’énergie de manière durable.
À très haute température, la matière forme un plasma dans lequel les particules chargées doivent être maintenues dans des conditions favorables.
Le confinement magnétique utilise des champs pour limiter le contact avec les parois. D’autres expériences compriment très rapidement une petite quantité de combustible. Les équipements, les durées et les bilans énergétiques de ces approches ne se comparent pas sans préciser la méthode.
De la réaction à l’électricité
Produire davantage d’énergie dans une réaction que celle reçue par une cible ne signifie pas nécessairement que toute l’installation fournit un bilan électrique positif. Chauffage, aimants, lasers, refroidissement et conversion en électricité interviennent à des étapes différentes. Les matériaux doivent également supporter les contraintes thermiques et les particules issues des réactions.
Cette rubrique suit les expériences, les dispositifs et les projets industriels liés à la fusion. Les pages Science, Énergie nucléaire et Soleil proposent des prolongements vers la recherche et les phénomènes stellaires. Pour comprendre une annonce, la durée du plasma, le combustible et le périmètre du rendement annoncé importent autant que le record mis en avant. La répétition des performances et la maintenance constituent ensuite des enjeux essentiels pour envisager une exploitation régulière.