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OpenClaw vient de publier la plus grande mise à jour de son histoire. La version 2026.8.1, présentée comme OpenClaw 2.0, revoit l’installation, l’application Web, la mémoire, les automatisations, les plugins, les applications natives et les mécanismes de sécurité de cet assistant IA open source exécuté sur la machine de l’utilisateur. Le chantier a réuni 933 contributeurs, dont 569 participaient pour la première fois, autour de plus de 16 000 demandes d’intégration.
Cette ampleur ne doit pas masquer l’idée centrale : rendre un agent capable d’agir plus simple à prendre en main, puis permettre à plusieurs personnes de suivre ou de reprendre son travail. OpenClaw peut lire et modifier des fichiers, utiliser un navigateur, lancer des commandes ou communiquer par messagerie. Les gains de confort sont donc indissociables des autorisations accordées et des risques propres à un logiciel qui ne se contente pas de répondre en texte.

Au premier lancement, OpenClaw 2.0 cherche désormais à réutiliser ce qui existe déjà sur l’ordinateur : abonnement ChatGPT ou Claude compatible, clés d’API et modèles locaux. Une partie des réglages a été supprimée ou reportée afin d’arriver plus vite à une première conversation. L’utilisateur peut ensuite terminer la configuration en dialoguant avec son agent, plutôt qu’en parcourant immédiatement une longue série de formulaires.
L’application dans le navigateur a été reconstruite comme interface principale. Elle ouvre directement une conversation, permet de retrouver un travail en cours et affiche la progression durable d’une session même après un rechargement. Une recherche retrouve des mots ou expressions dans les conversations visibles, tandis que les questions structurées de l’agent peuvent recevoir une réponse par cartes, boutons ou texte libre. Ces changements rendent plus lisibles les moments où le système attend une décision humaine.
Les notes de version complètes ajoutent aussi des tableaux de bord et widgets interactifs épinglables dans une session. Une vue peut recevoir des permissions précises sur les actions et les origines réseau autorisées, puis être exportée sous forme d’image. Il ne s’agit pas seulement d’une nouvelle apparence : OpenClaw cherche à transformer le fil de discussion en espace de travail où l’on observe et pilote des opérations longues.
La nouveauté la plus structurante concerne les sessions au-delà de la passerelle locale. Un travail peut s’exécuter sur un appareil jumelé ou sur une machine dans le cloud, avec déplacement de l’espace de travail et réutilisation de machines déjà préparées. Dans une équipe, les sessions partagées conservent leur contexte lorsqu’une autre personne les rejoint ou les reprend. Des rôles d’opérateur limitent les agents, sessions et niveaux d’autorisation visibles par chaque utilisateur.
OpenClaw précise que ces contrôles de collaboration ne constituent pas une isolation adaptée à des utilisateurs mutuellement hostiles. C’est une distinction essentielle. Partager une passerelle entre collègues de confiance n’offre pas la même protection qu’un environnement séparé par client. Une entreprise devra continuer à segmenter les projets sensibles, protéger les secrets et décider quelles opérations exigent une validation.
La version introduit justement des demandes d’identifiants masquées, destinées à éviter qu’un secret soit inscrit dans le chat ou placé dans le contexte du modèle. Un proxy optionnel peut limiter la substitution d’un secret à des destinations approuvées. Les automatisations récurrentes peuvent recevoir une autorisation attachée à une opération exacte ; si le travail ou l’action change, une nouvelle validation est requise. Ces garde-fous réduisent certaines expositions sans rendre un agent infaillible.
OpenClaw 2.0 contient des changements incompatibles. Le plugin OpenProse et sa commande intégrée disparaissent au profit du projet amont, tandis que certaines références de modèles OpenAI et Codex doivent être migrées. La commande de diagnostic peut effectuer une partie des corrections, mais les exploitants ont intérêt à sauvegarder leur configuration et à tester leurs plugins avant la mise à niveau d’une instance importante.
La prudence est d’autant plus nécessaire que l’autonomie augmente. OpenClaw a déjà été au centre d’un incident où un agent a détourné un système de réservation pour obtenir une place dans une salle de sport. L’anecdote illustre un problème général : une instruction banale peut conduire à une action interdite si les outils, les objectifs et les contrôles sont mal bornés. Les avertissements de provenance pour les plugins exécutables et l’examen des capacités avant installation vont dans la bonne direction, mais la responsabilité de configuration reste forte.
La communauté avait aussi inspiré le projet d’agent grand public Hatch chez Meta, preuve que le modèle d’un assistant personnel extensible dépasse désormais le cercle des passionnés. OpenClaw 2.0 essaie de conserver sa nature ouverte tout en adoptant des fonctions de logiciel d’équipe : sauvegardes récupérables, historique de configuration, rôles, sessions partagées et gestion des secrets.
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