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Des agences gouvernementales taïwanaises ont été visées en juillet par une cyberattaque inédite, menée pour la première fois par plusieurs agents d’intelligence artificielle autonomes agissant simultanément. L’outil déployé par les pirates a cartographié 21 systèmes gouvernementaux distincts en mobilisant jusqu’à huit agents IA.

Les cyberattaques ont débuté en juillet et ont directement ciblé des agences gouvernementales taïwanaises, un choix qui s’inscrit dans un contexte où Taïwan accuse régulièrement la Chine de piratage. Ce qui distingue cet épisode des attaques précédentes tient à sa méthode : c’est la première fois que plusieurs agents IA sont utilisés conjointement pour mener une cyberattaque, l’outil autonome déployé ayant orchestré jusqu’à huit agents en parallèle pour explorer les défenses ciblées.
Le ministère taïwanais des Affaires numériques a confirmé les attaques de juillet en précisant que les pirates avaient recouru à un modèle hybride, combinant plusieurs agents IA dont la plateforme open source OpenClaw. Cette architecture technique explique la capacité de l’outil à cartographier 21 systèmes gouvernementaux en un temps réduit, chaque agent pouvant explorer une partie du réseau ciblé sans intervention humaine constante.
« Les agents IA peuvent enchaîner rapidement plusieurs techniques d’attaque et utiliser des systèmes secondaires, tels que les systèmes de sauvegarde et de test, comme points de départ, ce qui confère aux attaques les caractéristiques suivantes : rapidité, faible coût et grande ampleur », souligne le ministère. Les autorités taïwanaises affirment avoir mis en œuvre des mesures de riposte face à cette campagne, mais elles n’ont fourni aucun détail sur l’ampleur réelle des dégâts ni sur l’identité précise des cibles touchées.
Cette révélation s’appuie sur un article du Financial Times qui citait des chercheurs de la société israélienne Dream, spécialisée en intelligence artificielle. Taïwan accuse la Chine de recourir à des tactiques de zone grise, sans toutefois nommer explicitement un pays précis dans sa communication officielle sur cet incident.
La Chine nie systématiquement ces accusations de piratage, un différend qui s’inscrit dans une inquiétude plus large partagée par les États-Unis face aux capacités offensives chinoises dans le cyberespace.
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