Bonne nouvelle pour la société spatiale de Jeff Bezos : Blue Origin peut relancer la préparation du prochain vol du New Glenn. La Federal Aviation Administration (FAA) a validé le rapport d’enquête lié à l’anomalie survenue lors de la mission NG-3 et accepté les mesures correctives proposées par Blue Origin.
Une mission réussie sur la récupération, ratée sur l’orbite
En avril, New Glenn avait franchi une étape importante en réutilisant pour la première fois son booster du premier étage. Celui-ci avait réussi son retour sur la plateforme maritime Jacklyn, confirmant les ambitions de Blue Origin en matière de lanceur lourd partiellement réutilisable.

Mais cette réussite a été ternie par l’étage supérieur. Le satellite BlueBird 7 d’AST SpaceMobile a bien été séparé… avant d’être placé sur une orbite trop basse pour poursuivre sa mission. L’opérateur avait ensuite indiqué que son altitude ne permettait pas de maintenir les opérations avec la propulsion embarquée, condamnant le satellite à une désorbitation.
Une fuite cryogénique à l’origine de l’incident
Neuf mesures correctives avant NG-4
L’enquête a identifié une fuite cryogénique ayant gelé une ligne hydraulique, entraînant une anomalie de poussée durant la combustion du second étage. « Avant notre deuxième combustion GS2, nous avons rencontré une condition thermique anormale » avait expliqué Blue Origin « et, par conséquent, l’un des moteurs BE-3U n’a pas atteint sa pleine poussée. »
La FAA a désormais accepté les neuf actions correctives proposées. Blue Origin a simplement indiqué que « les préparatifs de NG-4 continuent » et que des informations supplémentaires arriveraient bientôt.
Cette autorisation est évidemment cruciale pour le lanceur New Glenn. Ce dernier doit en effet convaincre sur un marché actuellement archi dominé par SpaceX, notamment des clients commerciaux et institutionnels, sans oublier la mise en orbite programmée des satellites Amazon Leo.