Le timing ne pouvait pas être pire. Quelques heures à peine après l’augmentation des tarifs du PS+, Sony Interactive Entertainment (SIE) fait face à une nouvelle action collective aux États-Unis. Des joueurs accusent le groupe d’avoir profité financièrement des hausses de prix appliquées aux consoles PlayStation 5 dans le contexte des droits de douane imposés sous l’administration Trump.
Des consommateurs réclament un remboursement
La plainte, déposée en Californie, vise à obtenir réparation pour les acheteurs de consoles PlayStation pendant la période où les tarifs douaniers auraient contribué à maintenir des prix plus élevés. Les plaignants estiment que Sony aurait bénéficié d’un « gain substantiel » lié à ces surcoûts, sans en restituer l’avantage aux consommateurs.

Au printemps 2026, Sony avait relevé les prix de plusieurs produits PlayStation. La PS5 standard est passée à 649,99 dollars, tandis que la PS5 Pro a atteint 899,99 dollars (et ce sans lecteur). Le PlayStation Portal a lui aussi été concerné par cette vague d’augmentation.
Un débat plus large sur les prix de la tech
Nintendo et Amazon également concernés
Sony n’est pas le seul acteur visé. Des actions similaires ont déjà été engagées contre Nintendo, tandis qu’Amazon fait également face à des accusations liées à la manière dont certaines hausses de prix auraient été justifiées par les droits de douane. La difficulté juridique sera de démontrer que les consommateurs ont effectivement payé un surcoût identifiable et que Sony aurait ensuite conservé un avantage indu. Une console n’est pas un produit réglementé comme l’énergie ou les médicaments, et les entreprises disposent généralement d’une large liberté pour fixer leurs prix.
Cette affaire illustre toutefois une tension croissante : si les droits de douane peuvent certes servir à expliquer une hausse tarifaire, les clients veulent désormais comprendre pourquoi les prix ne sont pas redescendus pas lorsque la taxe disparaît, surtout après que de nombreux groupes aient obtenu un remboursement de la dite taxe suite à son annulation par la justice . Quant à Sony, déjà confronté à d’autres procédures autour du PlayStation Store, ce nouveau dossier ajoute une pression juridique de plus sur l’écosystème PlayStation.
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