Sony tente de calmer la polémique autour des jeux dématérialisés sur PlayStation 4 et PlayStation 5. Depuis plusieurs jours, des joueurs PS4 affirment voir apparaître un compte à rebours de 30 jours sur certaines licences numériques récentes, alimentant la crainte d’un nouveau système de vérification de connexion obligatoire. Des vidéos de retraits de puces CMOS confirment en outre la mise en place d’un tel système.
Pas de contrôle mensuel obligatoire, selon Sony
C’est peu dire que face au bad buzz grandissant, Sony aura pris du temps, beaucoup de temps pour réagir. Finalement Sony Interactive Entertainment assure qu’aucune connexion régulière n’est imposée pour continuer à jouer. « Les joueurs peuvent continuer à accéder à leurs jeux achetés et à y jouer comme d’habitude », a déclaré un porte-parole de la firme japonaise. Ce dernier précise qu’« une vérification en ligne unique est requise pour confirmer la licence du jeu, après quoi aucune autre vérification n’est nécessaire ».

Cette clarification concerne les achats numériques effectués sur le PlayStation Store à partir du mois de mars 2026.
Une polémique révélatrice du malaise autour du jeu « démat »
La préservation des jeux reste au cœur des inquiétudes
Sony n’a toutefois pas expliqué précisément l’origine des compteurs observés par certains utilisateurs. Plusieurs hypothèses circulent, dont une mesure destinée à lutter contre des fraudes au remboursement ou bien encore un dysfonctionnement lié à la gestion des licences, qui semble tout de même peu probable au vu des éléments dont on dispose (la date de validité pour la connexion s’affiche sur la fiche descriptive du jeu). PlayStation pourrait aussi avoir rétropédalé face à la fronde des joueurs et se limiter à une vérification unique , ce qui sera de toute façon impossible à démontrer. On peut aussi se demander ce que deviennent les jeux qui n’ont pas été vérifiés en ligne durant le mois suivant l’achat ; sont-ils encore jouables ? Sony n’a rien dit à ce sujet.
Cette affaire relance évidemment un débat plus large, et qui ne date pas d’aujourd’hui : lorsqu’un jeu est acheté en ligne, le joueur possède-t-il réellement son contenu ou seulement un droit d’accès dépendant de serveurs distants ? La réponse de Sony a beau se vouloir rassurante à court terme, l’incident montre que la confiance dans les bibliothèques dématérialisées reste extrêmement fragile.