La dystopie, c’est aujourd’hui : la première bande-annonce de As Deep as the Grave vient d’être révélée, et c’est peu dire que le choc est profond. Ce métrage a en effet la particularité d’avoir une casting (si l’on peut dire) une version de l’acteur Val Kilmer générée par intelligence artificielle, sachant que le véritable acteur est décédé en 2025. Présenté à CinemaCon, le projet ravive immédiatement l’un des débats les plus sensibles du cinéma contemporain : jusqu’où l’IA peut-elle prolonger la présence d’un acteur disparu sans basculer dans l’inacceptable ?
Un projet ancien transformé par les circonstances
Il faut tout de même savoir qu’à l’origine, Val Kilmer avait bien accepté de participer au film de son vivant. La production avait démarré dès 2020, avant d’être ralentie par la pandémie puis par d’autres difficultés. Entre-temps, la santé de l’acteur s’est fortement dégradée, jusqu’à sa disparition. Les créateurs du film ont finalement choisi de reconstruire son personnage, le prêtre Father Fintan, à l’aide d’archives et d’outils génératifs, et ce avec l’accord de ses enfants et dans un cadre présenté comme conforme aux principes syndicaux du secteur.
Cette précision est évidemment essentielle : la recréation de l’acteur américain ne se présente pas à priori comme une simple « résurrection numérique » opportuniste et cynique mais bien comme un moyen de poursuivre le souhait initial de l’acteur de participer au film. Les producteurs de As Deep as the Grave insistent d’ailleurs sur le contexte très particulier de cette recréation.
Une bande-annonce troublante, entre hommage et étrangeté
Le premier aperçu du film montre plusieurs incarnations visuelles du personnage, parfois plus âgées, parfois presque rajeunies, avec une voix qui évoque davantage une approximation du jeune Val Kilmer qu’une restitution pleinement crédible. D’une certaine façon, le trailer expose aussi les limites actuelles de l’ IA générative dans un domaine où la présence, le timbre et le charisme d’un acteur restent extrêmement difficiles à reproduire.
Le cinéma entre dans une zone de tension nouvelle
Le cas As Deep as the Grave pourrait faire date. Non pas parce qu’il serait le premier à utiliser une recréation numérique, mais parce qu’il pousse plus loin l’idée d’une performance presque entièrement reconstruite après coup. Le réalisateur a d’ailleurs indiqué que le personnage ainsi recréé apparaîtrait pendant 1 heure et 17 minutes à l’écran, ce qui va bien au delà de quelques séquences voire d’un caméo.
Un tournant culturel
As Deep as the Grave ne sera donc pas jugé uniquement sur ses qualités de mise en scène ou d’écriture. Le film sera aussi observé comme un test culturel grandeur nature sur l’acceptabilité de l’IA dans le secteur cinématographique. Le consentement de la famille et l’engagement initial de Kilmer donnent à cette recréation digitale une base plus solide que d’autres expériences du même type, mais cela n’efface pas la question centrale : un acteur peut-il encore « jouer » lorsqu’il n’est plus réellement là pour incarner, corriger, habiter ou refuser ce que l’image produit à sa place ?
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