La mission Artemis II s’est conclue avec succès après un voyage de dix jours autour de la Lune, et établit sa propre marque dans l’histoire de l’exploration spatiale habitée. La capsule Orion a amerri comme prévu au large de San Diego le vendredi 10 avril ( ou le samedi 11 avril heure de Paris), confirmant ainsi la fiabilité du système mis en place par la NASA pour les futures missions lunaires.
Une rentrée atmosphérique parfaitement maîtrisée
Le retour d’Orion a suivi une séquence millimétrée. Après la séparation du module de service, voué à se désintégrer dans l’atmosphère, la capsule habitée a entamé sa descente vers la Terre. Comme attendu, un blackout radio de plusieurs minutes s’est produit lors de la rentrée, en raison des températures extrêmes générées par la friction.
Le système de parachutes a ensuite pris le relais : d’abord deux parachutes de stabilisation puis le déploiement des trois parachutes principaux, ces derniers ralentissant progressivement la capsule jusqu’à un amerrissage sécurisé (à près de 20 km/h). Une fois en mer, les équipes de récupération ont rapidement extrait les astronautes pour les transférer vers un navire militaire, où leur état de santé a été évalué.
Un vol autour de la Lune riche en enseignements
Pour rappel, les quatre astronautes – Reid Wiseman (commandant), Victor Glover (pilote), Christina Koch (spécialiste de mission) et Jeremy Hansen (spécialiste de mission du Canadian Space Agency – ont effectué un survol complet de la Lune, atteignant au passage un record de distance pour une mission habitée (soit près de 406.000 km de distance entre la capsule et la Terre). L’équipage a notamment observé et photographié la face cachée du satellite, des régions qui jusqu’ici restaient inaccessibles à l’observation humaine directe.
Une répétition générale avant le retour sur la Lune
Artemis II avait pour objectif principal de tester les systèmes en conditions réelles avec un équipage à bord. Cette mission constitue une étape essentielle avant Artemis IV, cette dernière mission devant permettre le retour d’astronautes sur la surface lunaire grâce à de nouveaux modules d’atterrissage développés avec des partenaires privés.