La réorganisation des studios PlayStation se poursuit avec l’arrêt (pas encore officiel) de Dark Outlaw Games, une équipe interne encore jeune dirigée par Jason Blundell (figure bien connue des productions Call of Duty). Selon plusieurs informations concordantes, la structure n’aurait pas eu le temps d’annoncer officiellement son premier projet, ni d’entrer dans une phase de production avancée.
Un studio discret, porté par un vétéran de Call of Duty
Dark Outlaw Games avait été présenté il y a un peu plus d’un an comme un nouveau pari first-party, le nouveau studio étant dirigé par un producteur-concepteur passé par Treyarch et associé à des épisodes majeurs de la série Black Ops. L’absence de communication autour du jeu en cours laissait place aux spéculations, mais le profil de Blundell orientait naturellement les attentes vers un titre multijoueur et potentiellement conçu pour durer ; un GAAS en somme…

Une continuité avec un précédent projet interrompu
Jason Blundell avait déjà piloté un autre studio, Deviation Games, qui travaillait également sur une production liée à l’écosystème PlayStation avant de cesser ses activités. La fermeture de Dark Outlaw Games donnerait ainsi le sentiment d’un cycle qui se répète, c’est à dire des équipes montées pour renforcer l’offre multijoueur/GAAS, puis stoppées net avant même leur premier jeu.
PlayStation revoit (un peu) sa copie sur le multijoueur et le mobile
Cette décision s’inscrirait dans un mouvement plus large : réduction d’effectifs, rationalisation des projets, et recentrage après une période d’investissement très visible dans les jeux “service ». Plusieurs initiatives internes ont déjà été abandonnées ces derniers mois (dont un jeu multijoueurs dans le lore de the Last of Us) mais d’autres projets GAAS sont toujours sur le feu, notamment un ambitieux projet de MMORPG dans l’univers de la saga Horizon.
Pour Sony, l’enjeu est désormais de trouver un équilibre viable pour proposer des expériences en ligne capables de fédérer, sans multiplier les paris coûteux et trop longs à rentabiliser. La fermeture d’un studio – le huitième pour PlayStation en une décennie ! – illustre, une fois de plus, à quel point la bataille du « live-service » reste un pari à haut risque … y compris pour les géants du jeu vidéo.