Après une longue série de revers techniques, la NASA estime désormais que la capsule CST-100 Starliner pourrait effectuer une mission non habitée dès le mois d’avril. L’agence envisage même un vol avec équipage dès cet automne, une perspective qui marque une étape clé pour Boeing dans sa tentative de revenir au premier plan du transport spatial habité.
Faute de certification complète, le prochain vol, baptisé sobrement Starliner-1, transportera uniquement du fret vers la Station Spatiale Internationale (ISS). En cas de succès, jusqu’à trois rotations d’astronautes pourraient suivre. Steve Stich, responsable du programme commercial crew à la NASA, a indiqué : « Nous voulons mener Starliner-1 jusqu’à l’été, puis évaluer la suite », soulignant que les équipes se préparent déjà à plusieurs scénarios.

Des correctifs techniques encore sous haute surveillance
Le précédent vol habité, en 2024, s’était illustré par des fuites d’hélium et des défaillances de propulseurs, des incidents qui avaient immobilisé deux astronautes sur l’ISS durant plusieurs mois. Depuis, Boeing a remplacé certains joints et intensifié les tests au sol. « Nous faisons de grands progrès », affirme Stich, ajoutant que les ingénieurs développent désormais des modèles prédictifs pour fiabiliser les moteurs.
Malgré ces avancées, de nombreuses validations restent nécessaires avant tout feu vert définitif. Starliner-1 devra démontrer une fiabilité sans faille pour envisager un retour des équipages à bord dès 2026 (un objectif qui semble tout de même très optimiste) . Pour Boeing comme pour la NASA, ce vol s’annonce comme un test décisif… sans doute plus pour Boeing que pour le secteur spatial dans son ensemble.