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Ubisoft a pris la décision de fermer son studio Halifax au Canada. L’éditeur français a annoncé la cessation d’activité de son antenne canadienne, entraînant la suppression de 71 postes. Cette décision intervient dans un contexte particulièrement tendu, seulement trois semaines après que la grande majorité des employés a voté pour rejoindre un syndicat, une première pour le groupe en Amérique du Nord.

Officiellement, Ubisoft inscrit cette fermeture dans le cadre d’un plan plus large initié il y a deux ans visant à « rationaliser les opérations, améliorer l’efficacité et réduire les coûts » selon ses dires. L’entreprise traverse une période de turbulence marquée par un chiffre d’affaires en baisse et des lancements de jeux décevants, ce qui l’a conduite à multiplier les licenciements, les annulations de projets et les fermetures de studios ces dernières années.
L’éditeur lie également cette décision au déclin des revenus générés par Assassin’s Creed: Rebellion, un jeu mobile développé par l’équipe de Halifax, dont les opérations vont par conséquent s’arrêter. Pour accompagner les 71 salariés licenciés, Ubisoft promet des indemnités de départ complètes et une assistance carrière.
La chronologie des événements soulève de vives inquiétudes. Il y a moins d’un mois, 61 des 71 travailleurs du studio (producteurs, programmeurs, designers, artistes, testeurs) ont voté en faveur de l’adhésion à la Game & Media Workers Guild of Canada (affiliée à CWA Canada). Ce vote, remporté avec 74 % des voix, avait abouti à la certification officielle du premier syndicat au sein d’Ubisoft sur le continent nord-américain, six mois après l’annonce des intentions des salariés.
Ubisoft nie tout lien de cause à effet entre la syndicalisation et la fermeture du studio. Cependant, la réaction des représentants des travailleurs ne s’est pas fait attendre. Les membres d’Ubisoft Workers of Canada ont indiqué à IGN être « dévastés » par cette annonce survenant si peu de temps après leur victoire syndicale et affirment explorer « toutes les voies possibles pour défendre les droits de [leurs] membres ».
L’histoire remonte à 2003, date de la fondation de Longtail Studios à New York par Gérard Guillemot, cofondateur d’Ubisoft. Après s’être étendu au Québec et à Halifax, le studio s’était fait connaître pour son travail sur Rocksmith ainsi que sur divers jeux pour Nintendo DS et mobiles.
Acquise par Ubisoft en 2015 et renommée Ubisoft Halifax, l’entité s’était spécialisée dans le développement mobile, travaillant notamment sur Assassin’s Creed Rebellion et Rainbow Six Mobile. Cette fermeture marque la fin d’une décennie d’intégration au sein du géant français qui cherche désormais des soutiens extérieurs, comme en témoigne la récente prise de participation de 25 % par Tencent dans une nouvelle entité gérant ses franchises phares.
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