La cyberattaque qui cible La Poste depuis lundi montre ses premiers signes d’essoufflement ce mercredi. Bien que l’offensive soit toujours active sous une forme qualifiée de « fluctuante » par l’entreprise, elle a nettement « perdu en intensité », dit le groupe. Ce moment calme permet un retour progressif à la normale pour certains services critiques, alors que l’attaque informatique a eu lieu pendant la semaine de Noël.

Les colis sous le sapin et retour de La Banque Postale
L’inquiétude principale concernait l’acheminement des cadeaux en cette période où 180 millions de colis transitent par le réseau postal sur les deux derniers mois de l’année. La Poste se veut rassurante : si le suivi en ligne des paquets demeure « difficile » selon ses dires, cela n’empêche pas leur livraison physique. Les cadeaux doivent donc arriver à temps pour Noël.
Du côté des services financiers et de la relation client, la situation s’est considérablement améliorée : l’accès aux comptes en ligne pour les clients de La Banque Postale fonctionne de nouveau normalement. Aussi, les centres d’appel sont de nouveau opérationnels.
Le parquet de Paris a confirmé hier que le collectif de hackers prorusses NoName057(16) a revendiqué cette attaque par déni de service (DDoS). Ce groupe est connu pour multiplier les opérations de saturation de serveurs contre l’Ukraine et ses alliés occidentaux, dont la France.
Cependant, la prudence reste de mise concernant cette attribution. La revendication étant intervenue tardivement, les experts n’excluent pas une manœuvre opportuniste de la part d’acteurs cherchant simplement à capter l’attention médiatique sur un incident technique majeur. La Poste, qui a déposé plainte mardi, maintient qu’aucune donnée sensible n’a été dérobée lors de cet incident.