Ne manquez plus aucune de nos publications :
La Maison-Blanche a officialisé il y a quelques heures un nouvel ordre exécutif baptisé « Genesis Mission », un intitulé inhabituellement concis mais ici particulièrement chargé de symbolique. Le document compare cette initiative à « un effort national historique, comparable en urgence et en ambition au projet Manhattan », affirmant vouloir mobiliser des ressources scientifiques fédérales à une échelle inédite.
D’après les conseillers scientifiques du président américain, il s’agirait même de « la plus vaste mobilisation de ressources scientifiques fédérales depuis le programme Apollo ». Une annonce spectaculaire, dans la droite ligne d’une présidence qui multiplie depuis plusieurs années les décrets consacrés à l’intelligence artificielle.

Concrètement, la Genesis Mission vise à unifier l’ensemble des bases de données des agences fédérales sous la houlette du département de l’Énergie. L’objectif à terme est de créer des « modèles fondamentaux scientifiques », autrement dit des LLM et modèles multimodaux développés par l’État pour accélérer la recherche scientifique.
Ces modèles devront ensuite alimenter des plateformes capables « d’automatiser les workflows scientifiques » et de générer des découvertes beaucoup plus rapidement. Selon les responsables du programme, cette approche pourrait transformer des secteurs comme l’énergie, la fusion nucléaire, la pharmacologie ou bien encore la biologie computationnelle. « Nous attendons une augmentation incroyable du rythme de l’innovation », confie l’un des responsables cités dans la presse américaine.
L’ordre exécutif fixe une série d’échéances précises : une liste de 20 défis scientifiques à 60 jours, un inventaire des ressources de calcul à 90 jours, un plan complet à 120 jours, puis l’identification des laboratoires capables d’héberger des expériences pilotées par IA sous 240 jours. À 270 jours, une démonstration publique devra prouver la viabilité du système. Un rapport d’évaluation annuel viendra ensuite mesurer les résultats obtenus.
Cette stratégie s’inscrit cependant dans un contexte paradoxal : le gouvernement américain a en effet engagé d’importantes coupes budgétaires dans la recherche, allant de la réduction des financements en santé à l’abandon de nombreuses études climatiques. La Genesis Mission serait vue par certains observateurs comme un moyen de promouvoir une science automatisée et moins coûteuse, et ce malgré les limites encore évidentes des technologies actuelles.
La Chine veut placer 23 technologies d’intelligence artificielle sous contrôle à l’exportation, des grands modèles aux...
Le robot autonome DALE a déjà percé plus de 385 000 trous dans du béton sur de vrais chantiers de data centers, avec une...
La dernière mise à jour de Nvidia App active par défaut un serveur permettant à des agents IA de contrôler certaines...
Samsung pourrait bouleverser ses plans pour le Galaxy S27 Ultra. Selon le Seoul Economic Daily, les prototypes équipés du Snapdragon 8 Elite...
Une fausse application WhatsApp pour Android a été repérée sur le Google Play Store, où elle a dépassé...