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Un collectif japonais réunissant des acteurs majeurs du divertissement sous la bannière de la Content Overseas Distribution Association (CODA), demande à OpenAI de cesser toute utilisation non autorisée de leurs œuvres pour former son modèle vidéo Sora 2. Dans une lettre datée du 28 octobre 2025 adressée au leader de l’IA générative, ce collectif exprime ses inquiétudes concernant l’intégration de contenus japonais protégés dans les contenus produits par l’IA, et ce sans consentement préalable.
Aux yeux de CODA, une « grande partie du contenu généré par Sora 2 » reproduirait visuellement des univers issus de licences de groupes japonais comme le Studio Ghibli, Toho (Godzilla), Square Enix, NHK ou bien encore Bandai Namco. Ces similitudes seraient le fruit d’un apprentissage de l’IA effectué à partir d’œuvres protégées par le droit d’auteur japonais. CODA juge que cet usage pourrait constituer une infraction, en vertu de l’article 30-4 de la législation japonaise qui encadre l’exploitation de contenus sans but d’« appréciation ». Le système opt-out d’OpenAI — qui permet aux titulaires de droits de demander ultérieurement le retrait de leurs œuvres — est ainsi remis en question par CODA, car incompatible avec l’obligation de consentement préalable telle que définie par la loi japonaise.

Le « Ghibli » style est même reconnu par Sora dans les éléments du prompt
CODA formule deux demandes précises : premièrement, qu’OpenAI suspende l’usage des œuvres de ses membres sans autorisation explicite ; deuxièmement, que la firme américaine réponde de façon sincère et transparente aux réclamations liées aux résultats générés par Sora 2. L’association met en avant l’équilibre nécessaire entre le développement technologique et le respect des droits des créateurs. Un message que certains observateurs interprètent comme un avertissement juridique implicite, même si aucune procédure judiciaire n’a encore été officiellement lancée. La manière dont OpenAI répondra à ce courrier pourrait bien fixer le ton des relations futures entre les géants de l’IA et les détenteurs japonais de contenu.
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29 Jun. 2026 • 21:44