TENDANCES
Comparateur
- AUTO
Selon une estimation de l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom), 800 000 internautes utilisent chaque mois des services IPTV illégaux en France pour regarder la Ligue 1 (football français) et d’autres sports. Cette pratique, à laquelle il faut ajouter le streaming sportif illégal sur différents sites, fragilise l’économie des diffuseurs, qui réclament davantage de pouvoir.

En 2023, l’Arcom a évalué que le piratage du sport représentait un manque à gagner de 290 millions d’euros par an, soit 15% du marché de la diffusion des contenus sportifs. Ce phénomène a également des conséquences sur les finances publiques, avec une perte de 420 millions d’euros annuels, dont 190 millions d’euros en recettes sociales et fiscales. Pour contrer cette problématique, l’Arcom a déjà bloqué 1 341 noms de domaine, dont 1 181 services IPTV, mais ces actions sont jugées insuffisantes par les ayants droit.
L’Association pour la protection des programmes sportifs, qui regroupe des diffuseurs comme Canal+, beIN Sports et la Ligue de Football Professionnel (LFP), plaide pour une législation plus stricte, avec la création d’un « délit spécifique » pour le piratage des contenus sportifs. Sarah d’Arifat, directrice juridique de beIN Sports France, explique au Monde : « On aimerait obtenir des blocages en temps réel des adresses IP et un processus automatisé de bout en bout qui permettrait de gagner en réactivité ».
Certaines voix suggèrent d’adopter un modèle similaire à celui du Royaume-Uni ou de l’Italie, où les blocages de sites sont plus rapides grâce à la collaboration avec des acteurs privés assermentés. Cependant, Pauline Combredet-Blassel, directrice générale adjointe de l’Arcom, rappelle que « l’enjeu est important sur une activité de régulation qui consiste à empêcher l’accès à un service de communication public », tout en soulignant les limitations de ressources humaines et financières de l’institution.
Depuis 2022, l’Arcom a étendu ses missions de lutte contre le piratage, obtenant des résultats concrets avec le blocage de 6 000 noms de domaines illégaux et une réduction de 18% des utilisateurs d’IPTV entre 2023 et 2024. Toutefois, la régulation reste un défi constant, car les pratiques de piratage évoluent rapidement.
Adam Mosseri, le patron Instagram, estime que l’esthétique soigneusement orchestrée qui a fait la gloire de son réseau social...
SpaceX entame une reconfiguration de sa flotte orbitale pour l’année 2026 en annonçant son intention de déplacer près de...
La Poste donne quelques détails concernant la nouvelle cyberattaque qui la vise depuis le passage à 2026. Cela fait suite à une...
Grok, l’intelligence artificielle disponible sur le réseau social X (ex-Twitter) d’Elon Musk, se fait remarquer depuis quelques jours...
La sécurité de la PlayStation 5 vient de subir un revers critique avec la divulgation publique des ROM Keys, à savoir les clés...
bon courage
Trouver l’abonnement trop élevé ne justifie pas de financer l’économie parallèle illégale.