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La FTC, à savoir l’autorité de la concurrence américaine, a décidé de porter plainte pour bloquer le rachat d’ARM par Nvidia. Elle estime que cette acquisition, dont le montant est de 40 milliards de dollars, risque d’étouffer toute compétition dans les technologies de nouvelle génération.

Ce rachat d’ARM permettrait à Nvidia d’avoir le contrôle sur des technologies et des modèles dont ses rivaux dépendent pour développer leurs propres puces, juge la FTC. ARM, la principale société technologique britannique et propriété du japonais SoftBank depuis 2016, vend ses modèles à des groupes majeurs comme Apple, Qualcomm et Samsung, soutenant l’écosystème mondial de production de smartphones.
L’agence fédérale cite les data centers et les systèmes d’assistance à la conduite automobile parmi les secteurs qui ont besoin de semi-conducteurs de pointe et qui pourraient, selon elle, pâtir d’un manque de concurrence. Ses arguments sont proches de ceux de l’Union européenne. Mi-novembre, le gouvernement britannique a également demandé à son autorité de la concurrence d’approfondir son enquête sur le projet, évoquant des entraves potentielles à l’innovation, mais aussi des questions de sécurité nationale.
« Nous allons continuer de travailler pour démontrer que cette opération va profiter à l’industrie et promouvoir la concurrence », a réagi Nvidia dans un communiqué. L’audience administrative de ce dossier devrait commencer le 10 mai 2022.
Pour rappel, Nvidia a annoncé son intention de racheter ARM en septembre 2020. Un tel rachat nécessite le feu vert de divers régulateurs dans le monde. Et comme nous pouvons le voir, ça coince dans plusieurs régions, notamment en Europe et en Amérique du Nord.
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