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Plusieurs maisons d’édition, dont Hachette, poursuivent Google en justice pour avoir utilisé sans autorisation des livrés protégés dans l’entraînement de son intelligence artificielle Gemini. Les plaignants affirment que Google a secrètement copié des millions d’œuvres issues de Google Books et d’autres services pour nourrir son modèle d’IA.

Selon la plainte déposée à New York, les contenus générés par Gemini concurrenceraient désormais directement les auteurs dont les œuvres ont servi à l’entraînement du modèle. Les plaignants dénoncent une situation inédite en affirmant que « l’ampleur et la vitesse avec lesquelles Gemini peut créer des livres et concurrencer les auteurs humains sont sans précédent ».
La procédure a été engagée devant un tribunal new-yorkais par Hachette Book Group, Cengage Learning, Elsevier, l’écrivain Scott Turow ainsi que l’organisation S.C.R.I.B.E. Ces plaignants reprochent à Google d’avoir détourné les usages initialement limités et encadrés de Google Books pour les réorienter vers l’entraînement de son intelligence artificielle générative, un usage qui n’aurait jamais été autorisé par les ayants droit.
Au-delà de la simple utilisation des textes, la plainte va plus loin en accusant Gemini d’adapter ses réponses pour imiter précisément le style et les choix créatifs de certains auteurs identifiés. Les plaignants réclament à la fois l’arrêt immédiat de ces pratiques et le versement de dommages et intérêts, sans toutefois préciser le montant exact de leurs demandes financières.
Cette action judiciaire contre Google s’ajoute à une série grandissante de poursuites visant les entreprises d’intelligence artificielle pour violation du droit d’auteur. Les mêmes plaignants, Hachette, Cengage, Elsevier et Scott Turow, avaient attaqué Meta en mai devant le même tribunal new-yorkais pour des motifs similaires.
Le secteur a également connu un précédent notable avec Anthropic qui avait accepté en septembre 2025 de verser 1,5 milliard de dollars à des auteurs et éditeurs pour clore un litige comparable. Cependant, un juge avait estimé dans cette affaire que le simple fait d’alimenter un modèle d’intelligence artificielle générative avec des œuvres protégées ne constituait pas en soi une infraction, une nuance juridique qui pourrait peser sur l’issue de la procédure engagée contre Google.
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