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C’est une grande première : des chercheurs ont identifié des traces directes de foudre sur Mars grâce aux enregistrements du rover Perseverance. En analysant près de 28 heures de sons collectés sur deux années martiennes, une équipe internationale a détecté des signaux acoustiques et électromagnétiques caractéristiques d’éclairs secs, confirmant ainsi une hypothèse formulée depuis des décennies.
Les données montrent 55 événements distincts associés à des vents violents, des « dust devils » et de vastes tempêtes de poussière. Ces phénomènes, fréquents sur Mars, génèrent d’importantes frictions entre les particules minérales, créant des charges électriques susceptibles de se décharger brutalement. Comme sur Terre, « le frottement peut suffire à produire des étincelles atmosphériques », expliquent les auteurs de l’étude.
La faible densité de l’atmosphère martienne empêche la formation d’orages classiques, mais favorise en revanche la naissance de colonnes d’air chauffées par le sol qui se mettent à tourner, soulevant poussière et débris. Observés pour la première fois par les sondes Viking dans les années 1970, ces tourbillons joueraient donc un rôle central dans la production de décharges électriques.
Cette détection directe de « foudre martienne » représente un tournant scientifique : les décharges identifiées pourraient constituer un risque pour l’électronique embarquée des rovers, mais aussi pour les équipements des futures missions habitées. Comme le résume l’équipe de recherche, « mieux comprendre ces décharges aidera à protéger les futurs explorateurs, robots comme astronautes ».
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12 Jul. 2026 • 18:49