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Le journaliste animalier David Slater ne touchera pas un centime sur la diffusion du selfie particulièrement réussi qu’un singe avait réalisé en utilisant son appareil photo (dérobé par le primate lors d’un reportage). L’affaire avait fait grand bruit il y a quelques mois, lorsque le journaliste s’était plaint auprès de Wikimedia Commons de la publication de ce cliché, ce à quoi les administrateurs du site avaient répondu que la photo étant prise par un animal, celle-ci ne tombait plus sous les règles du copyright.

Afin de trancher ce débat épineux l’US Copyright Office (trad : le Bureau Américain du Copyright) a rendu son verdict final et définitif en conclusion d’un rapport volumineux de 1222 pages. Et c’est bien le point de vue de Wikimedia qui est confirmé : le singe a pris la photo, le singe est le « créateur de la photo » mais le singe n’est pas un homme et seul un homme peut prétendre avoir des droits légaux sur quelque chose (copyright ou autre); donc personne n’a de droit sur cette photo et donc encore celle-ci tombe directement dans le domaine public.
Le document du bureau du copyright ne se limite pas aux cas relatifs aux animaux et cite aussi les créations provenant de machines automatiques (comme les ordinateurs dessinateurs) ou de phénomènes naturels (par exemple des formes dessinées sur la roche par le seul effet de l’érosion) comme faisant parti du même groupe d’ « oeuvres » n’appartenant de fait à personne.
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