Ne manquez plus aucune de nos publications :
Une page majeure de la surveillance militaire spatiale américaine vient de se tourner. L’US Space Force a officiellement retiré du service les deux derniers satellites du Defense Support Program (DSP), un réseau conçu durant la Guerre froide pour détecter le lancement de missiles balistiques grâce à leurs signatures infrarouges.
Le premier satellite DSP avait été lancé en novembre 1970. Placés principalement en orbite géosynchrone, à environ 35 800 kilomètres d’altitude, ces engins scrutaient continuellement la Terre afin de repérer la chaleur intense produite par les moteurs des missiles au décollage.

Le système avait initialement été développé face à la menace nucléaire soviétique. Il fut ensuite utilisé dans des conflits conventionnels, notamment pour repérer les missiles Scud irakiens pendant la guerre du Golfe. Ses capteurs infrarouges ont également pu identifier certains phénomènes naturels comme des éruptions volcaniques ou des incendies.
Au total, 23 satellites DSP ont été lancés jusqu’en 2007. Les dernières générations disposaient de quelque 6 000 détecteurs infrarouges, contre environ 2 000 sur les premiers modèles.
En septembre, les deux derniers DSP encore opérationnels ont participé à l’exercice orbital Apollo Maneuvers 2026 avant d’être déplacés vers une orbite supersynchrone destinée aux satellites retirés du service.
« Ces deux derniers satellites marquent l’aboutissement de plus d’un demi-siècle d’alerte avancée depuis l’espace », souligne le colonel Brandon Davenport de l’US Space Force.
La mission est désormais assurée par le Space Based Infrared System (SBIRS), tandis que le programme Next-Gen OPIR doit progressivement prendre sa succession avec des capteurs capables de détecter des menaces plus rapides et plus discrètes.
Cette modernisation accompagne la militarisation croissante de la zone orbitale, alors que les États-Unis ont récemment reconnu disposer d’armes de contrôle spatial et multiplient les missions classifiées de la Space Force. Le DSP disparaît donc, mais la surveillance permanente depuis l’espace continue de plus belle…
IBM a mis en service son premier ordinateur quantique dans l’Illinois. Installé au Hyde Park Labs de l’Université de Chicago,...
Un petit robot de Caltech a assemblé automatiquement une section de structure directement en orbite, une première pour le programme NOM4D de...
Avec Plex, un NAS ne sert pas seulement à ranger des fichiers : il devient une bibliothèque de films et de séries, accessible depuis...
WhatsApp fait évoluer sa fonction Événements pour faciliter l’organisation de rencontres en dehors des discussions de groupe....