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Notre étoile serait capable de libérer une quantité d’énergie bien supérieure à celle des plus puissantes éruptions solaires observées jusqu’à présent. Une étude publiée dans Philosophical Transactions of the Royal Society A apporte de nouveaux éléments sur la possibilité d’une super-éruption solaire, un phénomène extrême dont les conséquences pourraient être considérables pour nos infrastructures technologiques.
Pour parvenir à cette conclusion, une équipe dirigée par Natalie Krivova, de l’Institut Max-Planck de recherche sur le Système solaire, a étudié les 300 éruptions les plus puissantes enregistrées entre 2010 et 2016 par le Solar Dynamics Observatory de la NASA.

Les scientifiques ont établi une relation entre l’énergie libérée et la taille des régions actives, ces zones où les champs magnétiques sont particulièrement intenses.
Ils ont ensuite appliqué leur modèle aux plus grandes taches solaires documentées. Celle d’avril 1947, dont le diamètre atteignait environ 40 fois celui de la Terre, aurait théoriquement pu engendrer une super-éruption.
« Notre Soleil possède le potentiel nécessaire pour produire des super-éruptions », affirme Natalie Krivova. La chercheuse précise néanmoins qu’aucun événement de cette ampleur n’a été directement observé et que l’étude ne permet pas d’en déterminer la fréquence.
Une éruption extrême accompagnée d’une puissante tempête géomagnétique pourrait endommager des satellites, perturber les communications radio et provoquer des défaillances sur certains réseaux électriques.
Les risques ne sont pas purement théoriques. En novembre 2025, une tempête solaire avait entraîné d’importantes erreurs GPS, notamment pour des véhicules autonomes.
En mai 2024, les satellites Starlink avaient également subi une intense tempête géomagnétique, sans conséquences majeures signalées sur leur fonctionnement.
Face à ces menaces, les agences spatiales perfectionnent leurs outils de surveillance. La mission PUNCH de la NASA permet déjà de mieux anticiper l’arrivée de certaines tempêtes solaires.
Cette découverte ne signifie donc pas qu’une catastrophe est imminente (ouf !), mais souligne surtout la nécessité de renforcer les systèmes d’alerte et la résistance des infrastructures dont dépend notre société numérique.
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