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Donald Trump annonce la création prochaine d’une « AI Force » (Force IA) consacrée à l’intelligence artificielle sur le modèle de la Space Force américaine. Le président américain affirme également qu’il nommera bientôt un « tsar » de l’intelligence artificielle, tout en rejetant les appels à ralentir le développement de cette technologie.

Dans un message sur Truth Social, Donald Trump s’en est pris aux critiques de l’intelligence artificielle et aux appels à encadrer davantage son développement. Il affirme que les tentatives visant à freiner le secteur constituent un « canular » et promet de « ne pas entraver ou étouffer en aucune façon » la croissance de cette industrie.
Le président américain intervient alors que plusieurs responsables de l’industrie de l’IA ont récemment appelé à ralentir le rythme de développement des modèles les plus avancés. Dario Amodei, patron d’Anthropic, a notamment défendu un ralentissement coordonné pour réduire certains risques liés à l’augmentation rapide des capacités de l’IA, tandis que Sam Altman (OpenAI/ChatGPT) et Elon Musk (SpaceXAI/Grok) ont publiquement réagi à cette proposition.
Donald Trump affirme au contraire que les États-Unis doivent continuer à développer rapidement cette technologie. Il présente l’IA comme une nouvelle révolution industrielle et met régulièrement en avant la compétition technologique avec la Chine comme argument en faveur d’un développement soutenu.
La nouvelle « AI Force » doit reprendre le modèle de la Space Force, créée pendant le premier mandat de Donald Trump. Le président américain n’a toutefois fourni aucun détail sur son statut, son rattachement administratif, son budget ou les missions qui lui seraient confiées.
Donald Trump prévoit également de nommer un responsable chargé de l’intelligence artificielle, qu’il désigne comme un « tsar de l’IA ». Il précise que le poste sera réservé à des personnes aux compétences élevées, mais n’a donné aucun nom ni calendrier précis pour cette nomination.
Cette fonction succéderait à celle occupée auparavant par David Sacks qui a quitté son poste officiel de « tsar de l’IA et de la crypto » en mars pour devenir coprésident du comité présidentiel des conseillers en science et technologie. Il reste néanmoins impliqué dans les questions de politique américaine liées à l’IA.
L’annonce intervient alors que les États-Unis débattent également des risques liés aux modèles d’IA et de leur utilisation dans des secteurs sensibles. Le gouvernement américain dispose déjà de dispositifs concernant notamment la cybersécurité des nouveaux modèles, tandis que Donald Trump affirme vouloir s’appuyer sur les lois civiles et pénales existantes pour sanctionner les usages problématiques plutôt que créer une nouvelle autorité fédérale dédiée à la réglementation de l’IA.
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