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La start-up indienne GalaxEye a obtenu un brevet américain pour OptoSAR, une architecture de satellite qui synchronise un capteur optique et un radar à synthèse d’ouverture. L’objectif est de photographier une même zone au même moment avec deux instruments complémentaires, afin de produire des observations plus faciles à comparer, y compris la nuit ou sous les nuages.

Crédits GalaxEye
Un capteur optique observe la lumière réfléchie par la surface terrestre. Il produit des images intuitives et peut distinguer différentes bandes spectrales utiles pour suivre la végétation, l’eau ou l’évolution d’une ville. Sa faiblesse est connue : un nuage masque le sol, et l’absence de lumière complique les prises de vue nocturnes.
Le radar à synthèse d’ouverture, ou SAR, émet ses propres ondes puis mesure leur retour. Il peut fonctionner dans l’obscurité et traverser une partie de la couverture nuageuse. Son image est moins familière à lire, mais elle révèle la structure des surfaces, leur rugosité ou certains changements très faibles. Nous avions déjà présenté Sentinel-1D, un satellite européen de surveillance radar conçu pour assurer ce type d’observation quelles que soient les conditions météorologiques.
Les opérateurs combinent déjà des images optiques et radar provenant de satellites différents. Le problème vient du décalage : entre deux passages, la météo, l’éclairage, le niveau d’une rivière ou la position d’un véhicule peuvent changer. Les données doivent aussi être recalées avec précision avant l’analyse. OptoSAR vise à recueillir les deux vues simultanément depuis la même plateforme, ce qui doit réduire ces écarts spatiaux et temporels.
Une observation plus régulière intéresse les services de secours lorsqu’une inondation, un incendie ou un glissement de terrain rend les prises de vue classiques difficiles. Le radar peut délimiter une zone touchée sous les nuages, tandis que l’optique ajoute des informations visuelles dès que les conditions le permettent. Les assureurs peuvent comparer l’état d’un site avant et après un événement, et les agriculteurs suivre l’humidité ou la croissance des cultures.
Les applications de sécurité et de renseignement sont également évidentes. Une image prise la nuit ou par mauvais temps réduit les périodes pendant lesquelles une zone échappe à l’observation. La synchronisation des capteurs peut aider à distinguer un véritable changement d’une différence causée par l’heure de passage. Elle ne supprime toutefois ni les limites de résolution, ni les erreurs d’interprétation, ni la nécessité de contrôler l’usage de données potentiellement sensibles.
GalaxEye affirme dans son annonce du brevet que la technologie centrale d’OptoSAR est désormais protégée aux États-Unis. La société a été fondée par des ingénieurs issus de l’IIT Madras. Elle a aussi acquis en août StarOps, une entreprise de Bangalore spécialisée dans l’ingénierie spatiale, afin de renforcer ses capacités de fabrication et d’intégration.
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17 Oct. 2026 • 20:47