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Micromania annonce se faire racheter par un consortium franco-québécois, avec l’ambition de redonner du souffle à l’enseigne française spécialisée dans le jeu vidéo. L’opération concerne plus de 300 magasins répartis sur le territoire français et une clientèle de 6 millions de personnes.

Stephan Tétrault pilote cette opération de reprise en tant qu’investisseur principal. Actionnaire majoritaire d’EB Games Canada, il possède également les marques de figurines McFarlane Toys et Imports Dragon, ce qui lui confère une connaissance approfondie du secteur du jouet et des boutiques de jeux vidéo. Jean-François Chenail l’accompagne via sa société JAMS Venture Capital, apportant son expertise en logistique, distribution et investissement, lui aussi actionnaire d’EB Games Canada.
Sandra et Stephen Callahan complètent ce tour de table à travers leur entreprise Cobico International, également connue sous le nom Gipsy Toys. Ce duo français s’est notamment fait connaître pour la fabrication des mascottes Phryges des Jeux olympiques de Paris 2024, ce qui en fait des références pour les licences et la peluche. Le consortium possède par ailleurs deux clubs de football, le FC Supra au Canada et le FC Chambly en France, une dimension sportive qui viendra nourrir certains partenariats à venir.
« Notre objectif n’est pas de changer son identité, mais bel et bien de conserver la marque Micromania et lui redonner toute sa force en revenant à ce qui a toujours fait son succès : des passionnés au service des passionnés », déclare Stephan Tétrault.
Le rachat de Micromania s’appuie directement sur le redressement d’EB Games Canada, enseigne qui a rompu ses liens avec GameStop USA pour retrouver son indépendance. Les résultats obtenus au Canada donnent une indication concrète de la trajectoire visée : les ventes de produits dérivés et de cartes à collectionner y ont progressé de 74,69 %, tandis que la part de magasins bénéficiaires est passée de 77 % en 2024 à 97 % en 2025. Le consortium entend reproduire cette gouvernance entrepreneuriale au sein de Micromania.
Cette stratégie de relance s’organise autour de huit axes complémentaires. Les nouveaux propriétaires souhaitent notamment mettre la priorité sur les produits dérivés et les cartes à collectionner, dont les marges dépassent celles du jeu vidéo, tout en repensant l’expérience en magasin autour de points de vente plus grands et immersifs. Dans le détail, les axes sont :
Le nouveau propriétaire de Micromania prévoit de mener une analyse approfondie du réseau existant de boutiques, sans que cela se traduise par des fermetures massives. Il s’agit plutôt d’identifier les boutiques à déplacer vers de meilleurs emplacements, celles à agrandir pour accueillir les nouvelles gammes de produits et les zones où l’enseigne pourrait s’implanter. L’agencement intérieur des magasins évoluera en conséquence, avec une place plus importante réservée aux figurines, vêtements et cartes à collectionner comme celles de Pokémon ou Magic.
Plusieurs actions concrètes sont déjà programmées. Un premier magasin flagship doit ouvrir à proximité de Paris en octobre 2026, tandis que des distributeurs automatiques de cartes à collectionner seront installés dans une trentaine de centres commerciaux.
Il y aura également un partenariat avec le club de football FC Chambly. Cela s’accompagnera d’une bourse d’échange de stickers Panini de la Coupe du monde FIFA 2026. Les employés actuels de Micromania resteront au centre de ce projet, mais leur formation évoluera pour en faire des experts pointus des produits dérivés et des cartes à collectionner, au-delà du simple conseil sur les jeux vidéo.
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