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Meta fait face à une menace judiciaire hors norme aux États-Unis. La maison mère de Facebook et Instagram affirme que quatre États américains réclament jusqu’à 1 400 milliards de dollars de sanctions dans des procédures l’accusant d’avoir conçu ses plateformes pour retenir les mineurs et d’avoir minimisé les risques pour leur santé mentale. Ce montant, avancé par Meta dans un document judiciaire, approche sa propre valorisation boursière.
La Californie, le Colorado, le Kentucky et le New Jersey estiment que Meta a enfreint leurs lois de protection des consommateurs. Le calcul envisagé reposerait sur le nombre supposé de jeunes utilisateurs affectés, multiplié par les pénalités prévues par chaque législation locale. Les détails des demandes restent sous scellés, mais le procès doit s’ouvrir le 18 août à Oakland, en Californie.

Meta conteste fermement cette approche. Dans ses écritures, l’entreprise juge qu’« une sanction de cette ampleur n’a aucun équivalent dans l’histoire de l’application du droit de la consommation ». Le groupe soutient aussi que l’addiction aux réseaux sociaux ne constitue pas un diagnostic psychiatrique officiellement reconnu, et nie avoir trompé les utilisateurs sur la sécurité de ses services.
Fin juin, la juge fédérale Yvonne Gonzalez Rogers a refusé d’écarter les principales accusations. Cette dernière a estimé que des questions de fait subsistaient sur le caractère potentiellement addictif de Facebook et Instagram, sur les déclarations publiques de Meta et sur le ciblage des enfants. Le dossier comprend également des griefs liés à la collecte de données de mineurs sans consentement parental suffisant.
Meta n’est pas seule à faire face à la tempête : TikTok, Snapchat et YouTube font face à des milliers de plaintes similaires. Des jurys ont déjà rendu des décisions défavorables à Meta dans d’autres affaires, dont une sanction de 375 millions de dollars au Nouveau-Mexique. Le chiffre de 1 400 milliards, qui reste évidemment une demande de pénalités au stade actuel de la procédure, illustre l’ampleur du risque juridique qui pèse désormais sur les géants des réseaux sociaux.
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10 Jul. 2026 • 20:28
Et il recommencera dès que possible.