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L’espace reste un laboratoire extrême pour le corps humain. Plusieurs semaines après le retour anticipé de la mission Crew-11, de nouveaux détails émergent sur l’incident médical qui a conduit la NASA à rapatrier l’équipage plus tôt que prévu. L’astronaute américain Mike Fincke a révélé avoir soudainement perdu l’usage de la parole à bord de la Station spatiale internationale, une aphasie aussi brève qu’inquiétante… dont l’origine demeure à ce jour inexpliquée.
L’incident s’est produit début janvier, alors que Mike Fincke se trouvait toujours à bord de l’ISS. Sans douleur apparente ni autre symptôme immédiatement identifiable, l’astronaute a été brusquement incapable de parler pendant une vingtaine de minutes. La scène a immédiatement mobilisé ses coéquipiers ainsi que les équipes médicales au sol, dans un contexte où chaque anomalie neurologique potentielle est prise avec le plus haut niveau de sérieux.

Face à cette situation inédite, la NASA a choisi de ne prendre aucun risque. Même si Fincke a retrouvé rapidement la parole de manière spontanée, l’agence a décidé de procéder à ce qui a ensuite été présenté comme la première évacuation médicale contrôlée depuis l’ISS. Le retour sur Terre devait permettre d’accéder à des examens plus poussés, examens évidemment impossibles à réaliser en orbite.
Sur le papier, un épisode d’aphasie peut faire redouter des causes lourdes, comme un accident vasculaire cérébral, un accident ischémique transitoire ou un problème cardiaque. Or, les examens réalisés après l’atterrissage n’ont pas confirmé ces hypothèses. Cette absence de diagnostic clair rend le cas particulièrement troublant.
Mike Fincke lui-même a déclaré que les médecins penchent fortement vers un lien avec l’environnement spatial. Ce soupçon n’a rien d’irrationnel. On sait déjà que les séjours prolongés en microgravité modifient profondément le corps humain : fonte musculaire, déminéralisation osseuse, altérations visuelles, redistribution des fluides et exposition accrue aux radiations. En revanche, les effets de cet environnement sur le cerveau et les fonctions neurologiques restent encore largement inconnus.
Le cas de Mike Fincke pourrait bien devenir une référence dans l’étude des risques neurologiques liés aux vols de longue durée. Et l’enjeu dépasse ici largement la seule ISS : à l’heure où les missions Artemis et les projets vers Mars se précisent, et où l’on se dirige donc vers des misions habitées de plus en plus longues, les agences spatiales doivent pouvoir pallier à tout type d’imprévus, y compris médical.
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17 Oct. 2026 • 20:47
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