Orange a effectué le 31 mars 2026 la première extinction de son réseau 2G en France, dans l’unité urbaine de Bayonne, Anglet et Biarritz. Ce coup d’envoi marque le début d’un calendrier national qui courra jusqu’à fin décembre 2026 pour l’ensemble des opérateurs.

Coupure progressive de la 2G en France
La bascule chez Orange se fera en quatre vagues. Après la Côte basque, le 12 mai les Landes et le reste des Pyrénées-Atlantiques perdront le signal 2G, puis le 9 juin sept départements du Grand Sud-Ouest basculeront à leur tour : Ariège, Haute-Garonne, Gers, Lot, Lot-et-Garonne, Hautes-Pyrénées et Tarn-et-Garonne. La généralisation à l’ensemble de la France métropolitaine interviendra entre fin septembre et fin décembre 2026.
SFR éteindra sa 2G en décembre 2026, Bouygues Telecom également, tandis que Free Mobile n’a pas encore communiqué de calendrier précis. L’extinction de la 3G, elle, est prévue chez Orange et SFR pour fin 2028, et chez Bouygues pour fin 2029.
Si le sujet semble concerner principalement les détenteurs de vieux téléphones, l’enjeu réel est ailleurs. Entre 6 et 8 millions d’équipements connectés dépendent encore du réseau 2G en France, et 5,6 millions de cartes SIM y étaient toujours actives au deuxième trimestre de 2025. Parmi les appareils exposés : les terminaux de paiement, les capteurs industriels, les flottes de véhicules connectés, les dispositifs de téléassistance pour personnes âgées et surtout les ascenseurs, dont une grande partie utilise la 2G pour leur système d’alarme obligatoire. Ce dernier point a conduit le gouvernement à engager une mobilisation collective du secteur, avec des évolutions réglementaires en préparation pour garantir la mise à niveau du parc français d’ascenseurs.
Orange inscrit ce chantier dans son plan stratégique Lead the Future et avance trois arguments pour justifier la fermeture : qualité d’appel dégradée, lenteur de connexion et faible efficacité énergétique de la technologie 2G. L’opérateur arrêtera également sa 3G d’ici fin 2028, libérant progressivement les fréquences au bénéfice de la 4G et de la 5G.