Le département d’État des États-Unis développe un portail hébergé sur freedom.gov pour permettre aux Européens et à d’autres citoyens d’accéder à des contenus bannis par leurs gouvernements, y compris les discours haineux présumés et la propagande terroriste, selon Reuters. Le projet est piloté par Sarah Rogers, sous-secrétaire d’État à la diplomatie publique, et devait être présenté lors de la Conférence de Munich sur la sécurité la semaine dernière, avant d’être reporté pour des raisons non précisées.

Un VPN des États-Unis à destination des Européens
Des fonctionnaires du département d’État, dont des juristes, ont exprimé des réserves sur le plan. Le site freedom.gov, enregistré le 12 janvier, affiche pour l’instant la mention « Freedom is coming » (la liberté arrive) ainsi que le message : « L’information, c’est le pouvoir. Réclamez votre droit humain à la liberté d’expression. Préparez-vous ».
En dehors d’une fonction de VPN pour faire apparaître le trafic des utilisateurs comme originaire des États-Unis, son avantage concret par rapport à un VPN commercial reste flou. L’activité des visiteurs ne serait pas pistée.
Interrogé par Reuters, le département d’État dément l’existence d’un programme de contournement de censure spécifiquement ciblé sur l’Europe, tout en affirmant que « la liberté numérique est une priorité et cela inclut la diffusion de technologies de protection de la vie privée et de contournement de la censure comme les VPN ».
Des outils conçus pour plusieurs pays, dont la France
Le basculement est inédit. Avant le second mandat de Donald Trump, les États-Unis finançaient déjà des VPN et d’autres outils de contournement, mais exclusivement au service d’initiatives démocratiques dans des régimes autoritaires : Chine, Iran, Russie, Biélorussie, Cuba et Myanmar. Freedom.gov appliquerait la même logique à des démocraties alliées dont les restrictions sont nées, pour l’UE, de la volonté de combattre toute résurgence de la propagande extrémiste qui avait alimenté le nazisme.
L’administration Trump a fait de la liberté d’expression en ligne un axe de sa politique étrangère, y compris en Europe et au Brésil. Les États-Unis accusent le Digital Services Act (DSA) de l’Union européenne et le Online Safety Act britannique de brider les politiciens de droite en Roumanie, en Allemagne et en France. C’est là qu’interviendrait le VPN pour avoir accès aux informations qui, selon les États-Unis, sont censurées.
Le portail pourrait en outre placer les États-Unis dans une posture inédite : encourager des ressortissants étrangers à enfreindre les lois de leur propre pays. Un risque diplomatique supplémentaire pour une relation transatlantique déjà tendue par les dossiers commerciaux, la guerre en Ukraine et d’autres éléments.
Enfin une bonne nouvelle !
On va enfin pouvoir accéder librement et ouvertement aux contenus terroristes, macabres, pédopornographiques, réseaux de drogues et prostitutions, extorsions, désinformations, nazis, et autres éléments importants de la construction intellectuelle de chacun !
J’ai hâte de pouvoir commander des esclaves de tous les horizons tout en étant raciste ouvertement !
Quoi, c’est pas ça la « Liberté » ?