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Ubisoft a annoncé un projet de rupture conventionnelle collective visant à supprimer jusqu’à 200 postes au sein de son siège de Saint-Mandé en Île-de-France, soit près de 5 % de ses effectifs en France. Cette mesure inédite pour l’éditeur de jeux vidéo en France s’inscrit dans une stratégie globale de relance et d’économies drastiques, alors que l’action du groupe a perdu 95 % de sa valeur en cinq ans.

C’est une première pour le créateur d’Assassin’s Creed sur le sol français : jamais un tel plan de départs, qui ne nécessite pas de justification économique légale, n’avait été proposé. Le dispositif cible exclusivement les salariés en CDI du siège social qui compte actuellement 1 100 employés. Concrètement, les volontaires éligibles, selon des critères qui restent à définir avec les syndicats, quitteraient l’entreprise avec une indemnité négociée et le maintien de leurs droits au chômage.
La direction précise toutefois à l’AFP qu’« aucune décision ne sera définitive tant qu’un accord collectif n’aura pas été conclu avec les représentants du personnel et validé par les autorités françaises ». Cette prudence n’apaise pas la colère syndicale. Un délégué CGT a dénoncé une situation découlant des « choix stratégiques » de la direction, estimant qu’il est injuste de faire payer l’addition aux salariés et appelant à la mobilisation.
Ces licenciements s’accompagne d’une refonte totale de l’architecture interne d’Ubisoft. Dès avril, l’organisation s’articulera autour de cinq « maisons de créations » spécialisées regroupant la moitié des studios, l’autre moitié assurant un rôle de soutien. Dans cette nouvelle configuration, les équipes technologiques, marketing, de production et de distribution seront mutualisées. Marie-Sophie de Waubert, directrice des studios, explique que « le siège d’Ubisoft va se recentrer sur un rôle de soutien ».
L’objectif financier est clair : réaliser au moins 200 millions d’euros d’économies supplémentaires sur deux ans. Ce serrage de ceinture vient s’ajouter aux 300 millions d’euros déjà économisés depuis 2023. Le groupe, qui emploie environ 17 000 personnes dans le monde dont près de 4 000 en France, s’est déjà séparé de plus de 3 000 employés ces dernières années.
L’annonce intervient dans un contexte critique pour le numéro un français du jeu vidéo. Plombé par des lancements de jeux décevants, Ubisoft a déjà fermé de nombreux studios à l’étranger, de San Francisco à Osaka en passant par Londres et Stockholm. Si les entités de production françaises (Paris, Bordeaux, Annecy) avaient été jusqu’ici épargnées, le climat social risque de se détériorer davantage, la direction souhaitant par ailleurs réduire drastiquement le télétravail.
Les marchés financiers ont sanctionné brutalement cette nouvelle stratégie. Jeudi dernier, l’action a enregistré la plus forte baisse de son histoire. Le titre, qui s’échangeait autour de 85 euros en janvier 2021, a sombré à 4,5 euros aujourd’hui.
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