Artemis nous voilà ! Blue Origin vient de dévoiler sa dernière prouesse technologique, le Blue Moon Mark 1, un atterrisseur cargo de 8 mètres de haut qui devrait être prêt à se poser sur la Lune dès le premier trimestre 2026. Jeff Bezos – ex-CEO d’amazon et fondateur de Blue Origin- a partagé sur X un aperçu de l’engin tout en confirmant que l’atterrissage était prévu près du cratère Shackleton, au pôle sud lunaire. Cette future mission sera toujours sans équipage, mais les enjeux restent majeurs : réussir une telle prouesse avant SpaceX pourrait offrir à Blue Origin un avantage dans la course au contrat Artemis 3 de la NASA.
Puissance, taille et charge utile record
Le MK1 dépasse la taille du module Apollo et peut emporter jusqu’à 3,3 tonnes de charge lunaire — ce qui est un record pour un lander commercial. Propulsé par un moteur inédit BE-7, le Mark 1 embarquera aussi SCALPSS, un ensemble de caméras stéréo chargé d’analyser l’effet de la descente sur la surface lunaire. Grâce à une conception innovante, le lander combine donc des technologies de cryogénie, télémétrie continue et d’atterrissage de précision.
Des tests au sol cruciaux et un calendrier ambitieux
Avant le lancement, Blue Origin lancera des “tests de validation intégrés” au sol afin de vérifier chaque système — propulsion, électronique, structure. Ces essais sont essentiels : l’écart entre la Terre et la Lune ne pardonne pas, et un atterrissage raté risquerait de retarder l’ensemble du programme lunaire de Blue Origine (et derrière lui le programme Artemis de la NASA).
Le pari de Blue Origin est particulièrement osé : réussir l’atterrissage non habité de MK1 ouvrirait la voie à MK2, un atterrisseur cette fois habité, et renforcerait la position de la startup face à SpaceX. Si la technologie tient ses promesses, la Lune pourrait donc bientôt devenir le terrain de jeu d’un duel spatial d’ampleur entre les deux plus grosses sociétés spatiales privées américaines.