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Le président de l’Autorité de la concurrence avertit Orange, Bouygues Telecom et Free que le rachat de SFR déclenchera systématiquement une procédure d’investigation de 18 mois. Ce délai rend impossible toute finalisation de l’opération et un retour à trois opérateurs avant la fin de l’année 2026, même en cas d’accord financier immédiat.

Bien que le dossier ne soit pas encore déposé sur le bureau du régulateur, ses équipes se préparent à traiter le rachat de SFR qui a déjà connu une offre à 17 milliards d’euros, qui a déjà été rejetée. Benoît Cœuré, le président de l’Autorité de la concurrence, précise aux Echos que l’analyse du dossier nécessitera « très probablement une phase d’examen approfondie » pouvant durer 18 mois. Cette étape cruciale impose un calendrier administratif lourd aux différents acteurs.
Benoît Cœuré espère que les opérateurs ont intégré cette contrainte temporelle dans leur stratégie. « Même si un dossier nous était présenté très rapidement, il me paraît très improbable qu’il puisse aboutir avant la fin de l’année 2026 », prévient-il. Pour absorber la charge de travail, l’Autorité pourrait s’appuyer sur la loi de simplification actuellement au Parlement. Ce texte permettrait de relever les seuils de contrôle, libérant des ressources pour se focaliser sur les dossiers structurants comme celui de SFR.
Le consortium formé par les trois opérateurs concurrents a réalisé un découpage précis des actifs de SFR (réseau, abonnés mobile, parc B2B, boutiques, etc) pour tenter d’éviter les foudres du régulateur. L’objectif est de présenter un dossier techniquement recevable qui ne déclenche aucune alerte automatique. Cependant, cette alliance de circonstance oblige l’Autorité de la concurrence à vérifier la nature réelle du pacte.
Les services du régulateur devront trancher une question centrale : ce découpage préserve-t-il la concurrence ou organise-t-il un partage de marché illégal pour que personne ne se marche sur les pieds ? Un avocat spécialisé rappelle que ce type de front commun reste rare et évoque le précédent de 2005. À l’époque, SFR, Bouygues Telecom et l’ancien France Télécom avaient subi une condamnation de 500 millions d’euros pour avoir échangé des données stratégiques.
Sur le plan commercial, la situation demeure figée depuis le refus opposé par Altice, maison-mère de SFR, à l’offre du trio le 14 octobre. Malgré le silence radio officiel, des discussions informelles se poursuivent en coulisse entre Orange, SFR, Bouygues Telecom et Free. Aucun mouvement significatif n’a pourtant été observé depuis deux mois.
Patrick Drahi, le propriétaire d’Altice, a tenté une manœuvre en novembre pour faire monter les enchères. Il a mis en vente NetCo, l’entité regroupant le réseau fibre de SFR, dont la valorisation oscille entre 4,5 et 6 milliards d’euros. Cette initiative n’a pas suffi à débloquer les négociations, laissant l’Autorité de la concurrence dans l’attente d’une saisine officielle qu’elle promet d’étudier « sans a priori ».
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