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Dans une interview accordée à la BBC, le patron de Google, Sundar Pichai, a lancé un avertissement retentissant sur ce qu’il appelle « l’irrationalité » qui règne sur le marché de l’intelligence artificielle. Alors que la valorisation de sa propre entreprise a explosé, il estime que si une bulle spéculative éclate, « aucune entreprise ne sera épargnée », pas même Google.

Face à des investissements colossaux et des valorisations qui grimpent en flèche, Sundar Pichai a établi un parallèle direct avec la bulle Internet de la fin des années 1990. Il a rappelé qu’à l’époque, il y avait « clairement beaucoup d’investissements excessifs », mais que personne aujourd’hui ne remettrait en question le caractère profond de la révolution Internet. Pour lui, l’IA suivra le même chemin : une technologie fondamentale dont l’engouement actuel comporte « des éléments d’irrationalité ».
Cet avertissement intervient alors qu’Alphabet, la maison mère de Google, a vu sa capitalisation boursière atteindre 3 500 milliards de dollars, et que des concurrents comme OpenAI s’engagent dans des dépenses d’infrastructure astronomiques (1 400 milliards de dollars sur huit ans) pour des revenus bien moindres.
Pourtant, malgré le risque systémique, Sundar Pichai estime que Google dispose d’un avantage unique. Il a mis en avant l’approche « full stack » de l’entreprise qui maîtrise l’ensemble de la chaîne technologique : des puces spécialisées à la recherche fondamentale, en passant par les modèles d’IA (dont Gemini 3) et les données massives issues de plateformes comme YouTube. Cette intégration verticale, suggère-t-il, aiderait Google à mieux traverser les turbulences du marché que ses concurrents.
Au-delà du risque financier, le dirigeant de Google a abordé deux autres défis majeurs. Il a d’abord insisté sur la nécessité pour le public de ne pas « faire une confiance aveugle » à tout ce que produisent les outils d’IA, reconnaissant implicitement les problèmes de fiabilité qui persistent.
Ensuite, il a admis que le besoin énergétique « immense » de l’IA avait un impact direct sur les objectifs climatiques de Google, retardant les progrès espérés pour atteindre la neutralité carbone en 2030. Un aveu rare sur les compromis qu’implique cette course technologique effrénée.
Malgré tout, il conclut que l’IA reste « la technologie la plus profonde » sur laquelle l’humanité ait travaillé, tout en prévenant qu’il faudra gérer d’importantes « perturbations sociétales ». Il estime également que les personnes maîtrisant les outils d’IA s’en sortiront mieux dans leur travail à l’avenir.
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