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L’affaire avait fait grand bruit il y a trois ans. Libération nous apprend que les (ex) dirigeants et employés d’Ubisoft qui étaient jusqu’ici uniquement cités (ou évoqués) dans une sordide affaire de harcèlements sexuels ont été arrêtés ce mardi 2 octobre avant d’être placés en garde à vue. On connait le nom de deux des personnes suspectées, soit l’ancien directeur créatif du studio Serge Hascoët et le vice-président du service éditorial et créatif Tommy François. On ne peut qu’espérer qu’aucun des individus impliqués ne soit encore en poste chez Ubisoft, ce qui rajouterait au sentiment de gêne (c’est peu dire…).

Suite à cette à ces arrestations, le syndicat Solidaires Informatique Jeu Vidéo a enfoncé le clou en rapportant d’anciens propos de la directrice RH du studio Cécile Cornet, dont cette perle : « Yves (Guillemot, le CEO d’Ubisoft, ndlr) est d’accord avec ce management toxique tant que les résultats de ces managers dépassent leur niveau de toxicité.“ Cette absence de réaction de la direction d’Ubisoft est d’autant plus choquante que plusieurs des délits supposés ont été constatés par des témoins directs.
Ubisoft n’est pas le seul éditeur à être accusé d’avoir entretenu un environnement de travail toxique. Aux Etats-Unis, le géant Activision Blizzard King est sous le feu des projecteurs pour des faits similaires, même si dans ce cas la justice américaine semble être (pour l’instant) moins réactive que son homologue français.
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