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Découpée en 4 volets, la mission Artemis doit permettre le retour des hommes sur la Lune, mais avant d’en arriver à cet objectif glorieux, encore faudrait-il que le Space Launch System (SLS) puisse enfin décoller. Le premier lancement du lanceur lourd de la NASA dans le cadre de la mission Artemis-1 n’a cessé d’être reporté, tantôt pour des soucis mécaniques tantôt pour de mauvaises conditions météo (dernièrement à cause de la tempête tropicale Nicole). La dernière date de lancement a dû une nouvelle fois être repoussée de deux jours, du 14 au 16 novembre, tant et si bien que l’agence spatiale américaine se rapproche d’une autre difficulté : la date d’expiration de certains composants de la fusée.

Si l’on en croit Selon Cliff Lanham, responsable principal de l’exploitation des véhicules de l’Exploration Ground Systems Program du Kennedy Space Center, les deux boosters à carburant solide du SLS, fabriqués par Northrop Grumman, arriveront à expiration le 9 et le 14 décembre prochain, sans compter que la fenêtre de tir « environnementale » (autorisation administrative) se termine le 15 décembre. Dit autrement, la NASA n’a plus le droit à l’erreur, ou en l’occurence à de nouveaux retards sous peine de devoir passer au crible les boosters afin de vérifier qu’ils sont toujours en état de vol (ce qui prendra encore du temps supplémentaire). Le compte à rebours est lancé, et ce n’est pas celui du décollage…
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