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Ubisoft va-t-il être le prochain éditeur de jeux vidéo à se faire racheter ? La question peut se poser au vu de ce qu’il s’est passé ces dernières semaines avec les rachats d’Activision par Microsoft, Zynga par Take-Two et Bungie par Sony. Il se trouve que l’éditeur français ne ferme pas totalement la porte.

Dans l’appel téléphonique avec les analystes qui a suivi la publication des résultats financiers du groupe, Yves Guillemot, le PDG d’Ubisoft, a dit vouloir une certaine indépendance. Mais dans le même temps, toute proposition d’achat sera examinée et non jetée à la poubelle.
Nous avons toujours pris des décisions dans l’intérêt de nos parties prenantes, à savoir nos employés, nos joueurs et nos actionnaires. Ubisoft peut rester indépendant : nous avons le talent, l’envergure financière et un large portefeuille de licences originales. Cela dit, s’il y avait une offre pour nous acheter, le conseil d’administration l’examinerait bien sûr dans l’intérêt de toutes les parties prenantes.
Frédérick Duguet, le directeur financier d’Ubisoft, est revenu sur le sujet plus tard lors de l’appel. « Nous ne spéculerons pas sur les raisons pour lesquelles les gens n’ont pas fait d’offre », ce à quoi Yves Guillemot a ajouté « Ou si une offre a été faite ».
À date, la capitalisation boursière d’Ubisoft est de 5,34 milliards d’euros. L’action a baissé de 40,14% en l’espace d’un an. Une éventuelle proposition d’achat pourrait tourner autour de 8 milliards d’euros, sachant qu’il faut mettre une prime pour donner envie à une société de se faire racheter.
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