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Le ministre de l’Action et des Comptes publics David Amiel présente ses excuses après les deux piratages confirmés à la Direction générale des finances publiques (DGFiP) fin juin et fin juillet concernant les impôts. La DGFiP reconnaît aussi un troisième hack distinct concernant les successions, identifié puis coupé.

Les 678 000 particuliers et professionnels concernés par le piratage des impôts placent les excuses du ministre au cœur d’une crise désormais élargie par une nouvelle alerte sur les successions. « Oui, nous nous excusons, parce que ce qui est arrivé est insupportable pour les Français », a déclaré David Amiel lors d’une conférence de presse à Bercy. Il admet dans le même temps que les systèmes d’information de l’administration comportent des faiblesses.
Les deux intrusions de juin et juillet ont touché 678 000 personnes et ont exposé 200 000 comptes cadastraux, pendant que le groupe de hackers ZeroBytes affirme avoir vendu les données pour plusieurs milliers d’euros. La DGFiP a contacté hier 350 000 victimes, alors que le parquet de Paris enquête pour extraction frauduleuse de données et association de malfaiteurs.
Le troisième piratage en lien avec les successions, repéré hier puis coupé, relève d’un périmètre différent de celui du hack principal. Amélie Verdier, directrice générale de la DGFiP, la présente comme « vraiment pas du tout de la même ampleur » et décrit des informations moins sensibles, proches d’« annonces légales », tandis que les équipes doivent encore répondre aux usagers déjà touchés par les précédentes intrusions.
Dans le même temps, David Amiel ministre demande un accueil respectueux pour les contribuables confrontés aux conséquences de ces incidents et veut accélérer le plan d’action engagé contre la compromission des comptes. Celui-ci associe le renforcement de la formation cyber à des tests conduits avec des intelligences artificielles sous contrôle, une piste que le ministre juge nécessaire « à ce que l’on se teste nous-mêmes avec des intelligences artificielles sous contrôle ».
La reconnaissance d’une troisième fuite renforce la pression sur la DGFiP qui doit simultanément poursuivre les notifications individuelles, consolider ses défenses et coopérer avec l’enquête du parquet de Paris. Le plan d’action vise ainsi les usages frauduleux des comptes et la montée en compétence des agents, pendant que l’administration cherche à circonscrire la fuite sur les successions sans la confondre avec les données fiscales déjà revendiquées par ZeroBytes.
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