Changement de cap pour SpaceX. Elon Musk affirme désormais que la priorité de l’entreprise spatiale privée n’est plus la colonisation de Mars, mais la construction d’une « ville auto-évolutive sur la Lune », un objectif jugé plus rapide et réaliste à « court terme ». Selon le fondateur de SpaceX, un tel projet pourrait aboutir en moins de dix ans, contre plus de vingt pour une implantation martienne.

Une approche plus pragmatique
Sur son réseau social X, Musk explique que la proximité de la Lune et la fréquence des fenêtres de lancement rendent ce scénario nettement plus accessible. « La Lune sera notre premier objectif », déclare Musk tout en précisant que Mars resterait au programme, en parallèle du programme lunaire. L’entrepreneur multimilliardaire estime toutefois qu’un premier vol habité vers la planète rouge pourrait être organisé dès 2031, mais cet objectif n’est clairement plus prioritaire.
Cette annonce marque un revirement notable. En 2025 encore, le dirigeant qualifiait la Lune de « distraction » au profit d’un projet martien direct. Les contraintes logistiques et les avancées scientifiques récentes, notamment autour de l’exploitation de l’oxygène contenu dans le régolithe lunaire, semblent avoir modifié la feuille de route de Musk.
Une convergence avec les ambitions de la NASA
Cette nouvelle orientation s’inscrit dans un contexte de nouveau favorable pour la conquête : après avoir arraché un budget de fonctionnement finalement conséquent, la NASA prévoit plus que jamais un retour d’astronautes sur la Lune dans le cadre du programme Artemis, avec un premier survol habité dès cette année et un alunissage envisagé pour 2028. SpaceX est d’ailleurs partenaire de plusieurs phases du projet.
Reste à savoir si ces nouvelles ambitions résisteront à l’épreuve du temps, Musk étant connu pour ses calendriers particulièrement optimistes.