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Sam Altman, le patron d’OpenAI, s’est prononcé contre une « réglementation stricte » de l’intelligence artificielle (IA), qui risque d’entraver son développement, soulignant toutefois la nécessité d’une surveillance institutionnelle à long terme.

Le mois dernier, le dirigeant, dont l’entreprise est derrière ChatGPT, a estimé devant une commission parlementaire américaine que l’intervention des gouvernements pour réguler l’IA sera « cruciale » pour limiter les risques liés à cette technologie.
Cette semaine, Sam Altman s’est exprimé à l’université de Tel-Aviv. Il a expliqué que son appel à une surveillance de l’IA ne concernait pas les systèmes d’aujourd’hui. « Je pense que ce serait une erreur de réglementer strictement ce domaine ou d’essayer de ralentir cette incroyable innovation », a-t-il déclaré.
Mais le risque d’une superintelligence mal utilisée est réel, a-t-il reconnu. C’est « quelque chose que nous devrons peut-être affronter au cours de la prochaine décennie et cela ne laisse pas beaucoup de temps aux institutions du monde pour s’adapter ».
Il a de nouveau proposé la création d’une organisation internationale, qui utiliserait la puissance de calcul et des outils techniques pour créer « un cadre (…) délivrant des licences à des interfaces d’intelligence artificielle, pour en vérifier leur système de sécurité et (leur) proposer des tests à passer ». Ce serait une façon de traiter le risque d’avoir des intelligences artificielles dévoyées de leur usage initial, a-t-il dit, jugeant ce risque « très sérieux ». « Nous faisons la même chose pour le nucléaire », a-t-il justifié, évoquant l’exemple de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).
La visite en Israël du patron d’OpenAI s’inscrit dans le cadre d’une tournée internationale visant à rassurer sur l’usage d’OpenAI par le grand public et les entreprises.
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17 Oct. 2026 • 20:47