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Une coalition de 19 organisations, entreprises et universitaires demande à l’Union européenne de supprimer les traditionnelles bannières de consentement aux cookies sur les sites Internet en lien avec le RGPD. Elle défend un système de signaux de confidentialité permettant aux internautes de définir une fois pour toutes leurs préférences de suivi.

La proposition se trouve dans le Digital Omnibus présenté par la Commission européenne à l’automne 2025. Son principe consiste à permettre au navigateur Internet ou à l’appareil (PC, smartphone, tablette, etc) de transmettre automatiquement une préférence (accepter, refuser ou limiter le suivi publicitaire) aux sites et applications visités. Le dispositif est prévu avec l’article 88b du texte.
Pour les internautes, le changement serait concret : au lieu de retrouver une fenêtre de consentement pour les cookies à chaque nouveau site, ils pourraient enregistrer leurs choix au niveau de leur navigateur ou de leur appareil. Des mécanismes comparables existent déjà pour transmettre automatiquement d’autres préférences, comme la langue utilisée, tandis que certaines juridictions américaines imposent déjà des signaux de confidentialité.
Le projet rencontre toutefois une opposition au niveau européen. Selon la coalition, plusieurs États membres se sont opposés à la mesure après des efforts de lobbying menés notamment par Google et le Conseil de l’UE a retiré l’article 88b de sa position actuelle. Des amendements déposés au Parlement européen cherchent encore à conserver et renforcer le dispositif.
Pour Noyb et les organisations signataires, les bannières actuelles constituent surtout un problème d’expérience utilisateur et de protection des données. L’association affirme qu’ils ne sont pas imposés en tant que tels par le droit européen : les règles encadrent le suivi et le consentement, mais n’obligent pas les sites à afficher cette succession de fenêtres.
La coalition estime que les signaux automatisés pourraient faire économiser aux Européens « des centaines de millions d’heures » actuellement consacrées chaque année aux bandeaux de consentement. Elle demande donc à la Commission européenne, au Conseil européen et au Parlement européen de maintenir l’article 88b dans le Digital Omnibus et d’empêcher que la simplification du cadre numérique se traduise par un affaiblissement des choix des internautes.
La campagne « Kill the Cookie Banner » réunit actuellement 19 organisations de la société civile, entreprises et universitaires. Pour ses promoteurs, l’enjeu dépasse la simple disparition d’une fenêtre : il s’agit de rendre le consentement au suivi plus lisible et de permettre aux utilisateurs de faire respecter leurs préférences sans répéter le même choix sur chaque site.
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