Disney espérait relancer Star Wars au cinéma avec The Mandalorian and Grogu, mais le film a perdu une large part de son élan dès son deuxième week-end. Le film de Jon Favreau, porté par Pedro Pascal, a reculé de 69 % au box-office américain et termine le week-end à la troisième place. C’est une chute record pour un film Star Wars pour son deuxième week-end.

Le film a récolté 25 millions de dollars dans 4 300 salles lors de son deuxième week-end, après un démarrage à 102 millions de dollars. Son cumul atteint désormais 137 millions de dollars aux États-Unis, auxquels s’ajoutent 109 millions de dollars à l’international, pour un total mondial de 246 millions de dollars.
Cette trajectoire compte d’autant plus que The Mandalorian and Grogu devait incarner le retour de Star Wars au cinéma après près de sept ans sans nouveau long-métrage en salles. Le précédent rendez-vous sur grand écran remontait à Star Wars, épisode IX : L’Ascension de Skywalker, ce qui donnait à cette sortie une portée particulière pour Disney.
Star Wars version Disney a toujours du mal
Le classement du week-end souligne la difficulté du film à imposer sa durée. The Mandalorian and Grogu a fini derrière les films d’horreur Backrooms, en tête pour son lancement, et Obsession, qui continuait sa course lors d’un troisième week-end porté par un bouche-à-oreille favorable.
Le studio conserve pourtant quelques points d’appui. Le budget du film s’élève à 165 millions de dollars, un niveau relativement bas pour un film Star Wars, même si ce montant n’inclut pas le coût du marketing. L’arrivée future du film sur Disney+ peut aussi prolonger son exposition auprès du public déjà familiarisé avec la série The Mandalorian, lancée en 2019 dans les débuts du streaming chez Disney.
La réception reste enfin plus contrastée qu’un simple verdict négatif. Le film a essuyé des critiques mitigées, avec des réserves sur l’histoire et les personnages, mais une partie du public a salué ses scènes d’action et son recours fréquent aux effets pratiques. The Mandalorian and Grogu n’a donc pas disparu du radar, mais son début de carrière en salles montre que le retour de Star Wars au cinéma ne suffit pas, à lui seul, à recréer l’élan d’autrefois.