Boston Dynamics entre dans une nouvelle phase de ses activités. Selon plusieurs anciens employés cités par des médias américaine, Hyundai pousserait sa filiale robotique à accélérer fortement la production d’Atlas, son humanoïde électrique présenté comme prêt pour l’industrie. Le constructeur coréen voudrait disposer de « dizaines de milliers » de robots dans les prochaines années pour ses usines automobiles.
Atlas face au défi de la fabrication à grande échelle
Au CES 2026, Hyundai et Boston Dynamics avaient promis la construction d’une toute nouvelle usine capable de produire jusqu’à 30 000 robots Atlas par an. L’objectif affiché était alors de faire passer le robot humanoïde du statut de vitrine technologique à celui d’outil industriel capable d’effectuer des tâches répétitives, physiques ou dangereuses dans les chaînes de production.

Malgré ces belles déclarations, le rythme actuel de production serait encore très loin de cette ambition. Boston Dynamics serait seulement en mesure de produire quelques unités d’Atlas par mois, le temps d’adapter ses méthodes à une logique de haut volume. Cette transition industrielle, complexe et surtout très coûteuse, semble nécessaire pour Boston Dynamics, sachant que la concurrence s’intensifie, notamment du côté de Figure ou de Tesla et de son robot Optimus.
Une direction bousculée par la pression industrielle
Une nouvelle étape pour la robotique humanoïde
Le départ du CEO Robert Playter (l’un des co-fondateurs de Boston Dynamics), suivi d’autres cadres dirigeants et chercheurs, nourrit les interrogations concernant la capacité de Boston Dynamics à tenir ce calendrier. L’entreprise assure toutefois que ces changements doivent l’aider à « préparer le prochain chapitre », avec une organisation capable de soutenir la fabrication de masse.
Cette accélération illustre le basculement de la robotique humanoïde vers l’économie réelle : après les robots de laboratoires, après les démos spectaculaires, boston Dynamics doit prouver que son bijou technologique Atlas peut travailler aux côté d’ouvriers humains en conditions réelles.